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Michelle Kruithof
 
 
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Michelle Kruithof / Contact
© Michelle Kruithof
 
 
m.kruithof@wanadoo.fr Tél : 06 72 46 30 42
 
Michelle Kruithof / Présentation

Michelle Kruithof
« Vraiment … »

Au fond c’est toujours un peu la même chose : il y a une toile tendue sur un châssis, cette fameuse « fenêtre ouverte sur le monde », d’un format pas si original que ça, - ne serait-ce que, comme pour la plupart des peintres, pour qu’il passe la porte d’entrée de l’atelier - et au bout de quelque temps d’un travail qu’il est de bon ton de qualifier de considérable (et pourtant ici c’est vrai…) une représentation (1) colorée, figurative ou non, peu importe, qu’on montre à quelqu’un.
Et c’est là que commence pour de bon, l’enjeu (2).
Car de la gestation préalable, dans le secret de l’atelier et dans le mystère du corps du peintre qui voudrait tant devenir le corps de la peinture
(corps total, entièrement mis à l’œuvre (3) : pensées, affects,viscères, musculature, humeurs, éros, inconscient…) nous ne saurons au fond pas grand-chose. Et elle non plus l’artiste, happée qu’elle était par la pulsion et la nécessité. Engagée dans l’acte si l’on veut causer façon « philosophe » ou peut-être davantage embarquée dans la cuisine, si l’on veut parler réalité.
L’enjeu, c’est soudain quand « ça » se dévoile, que c’est exposé ,nu, et que ça touche l’autre et pas seulement par le regard, on le sait bien, mais là encore par le corps tout entier, totalement mis en œuvre pour recevoir le présent(3).
L’œuvre accueillie dans le secret de l’autre, l’autre secret, et dont l’artiste ne percevra peut-être pas grand-chose, empêtré que sera le visiteur(4), même ami, dans les conventions des rapports humains et pire encore, dans la difficulté jamais résolue à vouloir « comprendre la peinture ».
Alors, heureusement il lui reste quelques mots :
« - C’est beau !...
et / ou :
« - J’aime beaucoup !...
Cela pourrait suffire peut-être à combler l’auteur du tableau, cette déclaration « presque d’amour », elle qui sait à quel point il lui est difficile de l’expliciter : une économie de mots dont il lui faudrait réinvestir la banalité par le silencieux mais sensible témoignage de la profusion des émotions (5).
Puisqu’il est reconnu aujourd’hui que la bonne peinture, même la plus informelle ou la plus brute (6), est d’abord avant tout esthétisme, l’expression réussie d’une pensée qui prend forme, d’une pensée qui se ferait chair, que reste- il à en dire qui ne la réduise ou ne la désincarne ?
Voici donc pour moi, une « bonne œuvre »(3) puisque d’abord, dès l’irruption du désir de peindre, elle déclenche chez Michelle Alimi-Kruithof une réflexion sur le « tissage » de ses motivations profondes. Je dis bien en effet « tissage » car la formation de lissier et de peintre-cartonnier que Michelle reçut à l’Ecole Nationale des Arts Décoratifs d’Aubusson avant de suivre les cours des Ateliers des Beaux Arts de la ville de Paris dans l’atelier de Composition Libre Antoni Ros Blasco et Brigitte Gui lui laissèrent la belle habitude de toujours chercher à dénouer ce qui, dans le conscient et l’inconscient, tressait le sens de l’image en train de se produire.
Ainsi, pour l’exemple, sur sa dernière série, la brusque arrivée de l’écriture, ou de quelque chose qui lui ressemblerait, lui a-t-elle rappelé soudain l’entremêlement
linguistico-religieux de son enfance judéo-chrétienne à Bône, en Algérie, et notamment le parler arabe courant que pratiquait toute la famille dans un échange culturel, ethnique, naturel et amical dont on reparle enfin aujourd’hui, après tant de mensonges ou de silences officiels de part et d’autre de la Méditerranée. Je suggérais, que l’actualité de ces dernières décennies a contribuer à déclencher vivement et impérieusement le besoin d’ouvrir, par cette brèche vraisemblablement encore douloureuse, une nouvelle période de son travail où elle se met à peindre des signes certes peu lisibles mais dans lesquels se mêlent sans aucun doute l’hébreu, l’arabe ou le français. Ne réparerait-elle pas à sa manière et ne contribuerait-elle pas ainsi, par son propre travail d’apaisement par la peinture, aux efforts de paix, de compréhension et de réconciliation qui se font jour de toutes parts ?
Ces questionnements intellectuels personnels sur les sources de son inspiration courent tout au long de son acharnement à peindre, sans qu’elle obtienne toujours une réponse claire et satisfaisante.
Mais ils ne seraient pas suffisant dans sa« poïétique » (7)
S’ils n’étaient d’abord posés, voire même résolus pour une part essentielle, par la présence matérielle du tableau gagnée à l’issue d’un travail plastique de premier ordre, fondé sur la maîtrise de l’alchimie des couleurs et sur un savoir de la composition libre qui savent cependant ne pas brider son instinct.
Alors pour ne pas délayer davantage sur la qualité exemplaire de cette œuvre, qu’on me permette simplement d’inviter ceux qui aiment découvrir de vrais bons peintres, à visiter l’atelier de Michelle Alimi-kruithof ou à la rencontrer dans une exposition prochaine. Et si, comme moi, vous admirez ce travail, dites lui simplement :
« C’est très beau !...J’aime beaucoup…vraiment ! »
Elle comprendra.
Pierre Gilles

(1) Représentation : « idée que nous nous faisons du monde » ( Petit Larousse illustré)
(2) Enjeu : « objet de ce que l’on engage dans une partie, ce qu’on expose dans une entreprise. » (PetitLarousse illustré). Ici bien sûr, l’enjeu est : « Est-ce de la bonne peinture ou non ? »
(3) J’emploie ces termes à dessein dans leur double acceptation, prenant le risque du jeu de mots…
(4) Ce » regardeur » selon Duchamp.
(5) Ou plutôt des « pensées corporelles », si corporelles en effet que seule l’accélération des respirations partagées au moment de la présentation puisse rendre compte, un peu, de bonheur de la découverte de ces richesses nouvelles soudainement offertes, dans la modestie du petit atelier de banlieue.
(6) Ce n’est pas le cas de la peinture de Michelle, cet informel, ce brutal. Même si parfois au milieu d’une série très ouvrée, très consciemment menée, elle éprouve le besoin de brosser une œuvre rapide, singulière, sauvage, qu’elle montre avec parcimonie et inquiétude, bravant le visiteur en déclarant : « J’assume… non je n’y touche plus !... »
(7) « Poïétique » : nouvelle science qui se donne comme objet l’étude du « faire en train de se faire ». Le terme antique a été remis à l’ordre du jour par Paul Valéry.

 
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