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WHITE LIGHT WRITE IT
Expositions > Arts plastiques
du vendredi 21 septembre au samedi 17 novembre 2007

Claire Fontaine ' Strike ' Vue de l'installation
 

"WHITE LIGHT WRITE IT" présente des oeuvres de Robert Barry, Peter Downsbroug, Lawrence Weiner, Boris Achour, Claire Fontaine, Babeth Rambault et de la Galerie de Multiples.

L’art est une affaire de « langage », en témoigne l’exposition "WHITE LIGHT WRITE IT" conçue en 3 parties confrontant tour à tour artistes majeurs de l’art contemporain et jeunes artistes :

« HERE/NOW », présente des oeuvres vidéo de la collection "Import" des Maîtres de Formes Contemporain, distribué par les Presses du Réel (Peter DOWNSBROUGH, Lawrence WEINER et Robert BARRY).

Dans un second temps, « LA THÉORIE ONDULANTE » réunit de jeunes artistes français, présentant des pièces récentes du collectif Claire FONTAINE, de Boris ACHOUR et de Babeth RAMBAULT.

Pour sa seconde exposition, Lieu-Commun invite la «GALERIE DE MULTIPLES», créée en novembre 2002 par Gilles Drouault et Mathieu Mercier, proposant une sélection de multiples (Peter Downsbrough, Piero Gilardi, Philippe Decrauzat, Franck Scurti, Philippe Cazal, Claude Closky, Bruno Peinado, Jean Dupuy, Alain Séchas, Jean-Luc Vilmouth, John Giorno, Jérôme Porret, Olivier Babin, Saâdane Affif, Robert Barry, Anne-Marie Jugnet et Alain Clairet, Claude Lévêque).

"WHITE LIGHT WRITE IT" est une exposition à trois entrées, prenant pour origine des oeuvres d'artistes fondateurs de l'art conceptuel, Robert Barry, Peter Downsbrough et Laurence Wiener, représentés ici par 4 vidéos créés pour la collection Import des Maîtres de Forme Contemporains, dirigée par Michèle Didier. Ce versant historique, abordé par le biais d’oeuvres récentes et atypiques de ces 3 artistes, est ici contrebalancé par la Théorie Ondulante, une proposition faites à 3 jeunes artistes français : Boris Achour, le Collectif Claire Fontaine et Babeth Rambault, a investir l'espace Lieu-Commun de pièces récentes ayant en commun leur rapport au langage. Pour Boris Achour et Claire Fontaine, les mots deviennent formes. Chez Boris Achour, un jeu de disproportion se joue entre l'oeuvre et son titre. Ses sculptures mobiles et fragiles, en suspend, bien plus discrètes que leurs titres, accrochés aux murs et les lettres qui les composent faites de différents matériaux, relèvent bien plus de l'enseigne que du cartel. Il en ressort une impression de joie de faire, une jubilation de la fabrication, ou trouvaille plastique et jeux des signifiants s'entrechoquent dans un bonheur au parfum cosmogonique puissant.

Pour Claire Fontaine, duo Anglo-italien installé à Paris, la partie s'ancre dans des formes plus agressives, ici les mots se présentent sous la forme d’enseignes au statut équivoque. Le mot "STRIKE" en lettres de néon domestique ne s'éclaire que lorsque les spectateurs quittent la salle. "TO HELL I DELVE" est constitué de lettrages dorés, déposés au sol et appuyés contre le mur, provenant d'une enseigne d'hôtel de ville. Cette ambivalence entre le sens et la forme, désamorce l'aspect militant perceptible au premier abord au sein de l’oeuvre. Ici l'objectif subversif est immédiatement désamorcé par l'impuissance intrinsèque de la proposition plastique. L'art ne revêt pas ses atours prétentieux, dont l'objectif serait de bouleverser le monde, mais révèle les limites de son incidence. Toutefois ce cadre volontairement sclérosé semble définir une conscience artistique pragmatique aigue, où l'illusion fantasmatique de la portée de l'art ne fait pas foi. C’est précisément au spectateur de prendre conscience par ce biais de l’existence de possibles modes de résistance au monde. Babeth Rambault, quant à elle, semble au premier abord mettre en place un travail fait de bégaiements telle une anomalie du langage. Les mots sont absents, mais les formes bavardes. Les objets manipulés sont ici convoqués telle une horde de Chevaux de Troie pour s’installer en nous et révéler nos angoisses existentielles. Si, dans un premier temps, les objets hybrides qu’elle nous présente, tels ces deux candélabres muraux avec leurs deux bougies composées de cérumen, paraissent anodins, ceux-ci ne peuvent en définitive que rendre perplexe et gêner le spectateur. D'une première lecture anodine ancrée dans notre quotidien, le glissement vers un nouveau mode d’appréhension apparaît bien vite.

C'est autour de ce système de va et vient, entre les sculptures de Boris Achour au bord de la rupture, rehaussées de leur titre imposant, les enseignes aux incantations impuissantes de Claire Fontaine et les objets à l'arrière goût acide de Babeth Rambault, que la "La théorie Ondulante" se fait fluctuante pour mieux s'enraciner dans une époque où les certitudes s'évaporent face à l'aridité libérale de notre réel.

Mais "WHITE LIGHT WRITE IT" ne s'achève pas ici, la carte blanche donnée à la Galerie de Multiples dirigée par Gilles Drouault et Mathieu Mercier, permet de présenter un mode de création (Le Multiple), peut-être plus en phase avec les réalités de la production contemporaine. Dans le même temps, le rapport à la circulation et la distribution de l'oeuvre d’art se trouve ici abordé dans ses aspects plus « réalistes ». En effet, le multiple est accessible, le multiple est ‘démultiplié’, celui-ci a le don d'ubiquité tout en échappant à l’attrait (parfois quasi divin) de l'œuvre unique. Les oeuvres présentées ici ont été choisies, soit pour leur appartenance à l'art conceptuel, soit pour leurs rapports étroits avec l'écriture et le langage.

Lieu-Commun avec "WHITE LIGHT WRITE IT" présente une vision du langage envisagé sous l’angle de la création plastique, où le goût des mots se forme au bout de la langue. Encore faut-il avoir la présence d'esprit de se lécher le cerveau. Du parlé à l'écrit ou au montré, la langue, nos langues sont notre rapport à l'autre, un de nos points de contact. L'universalité est-elle dans la souche commune de toutes nos langues ou la compréhension innée de nos regards croisés. Passer du flash (white light) de deux étrangers qui se comprennent dans l'immédiateté de leur rencontre, à la transmission écrite de celle-ci (write it).

"WHITE LIGHT / WRITE IT", mêle oeuvres éditées, pièces uniques et spécifiques soulignant ainsi la polyphonie de ce que peut être le langage artistique aujourd'hui, et la diversité des liens qu'il peut tisser avec ses regardeurs.

 

Adresse :

LIEU COMMUN
23 rue d'Armagnac
31500 Toulouse
00 33 5 61 23 80 57
Ouvert du mardi au samedi de 11h00 à 20h00.

 

Internet :

http://www.lieu-commun.fr

 
 
 
 
 
 
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