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Septembre de la Photographie
Très chère CHAIR !

Expositions > Photographie
du
6 septembre au 4 novembre 2006

 

L’Espace Helenbeck à Nice présente, Septembre de la Photographie, du 6 septembre au 4 novembre 2006. L’exposition « Très chère Chair,» d’artistes internationaux interroge la représentation contemporaine de la Chair à travers les photographies de Natacha Lesueur, Enrica Borghi, Luciano Castelli, Maï Lucas, Laurent Ehlie Badessi, Virginie Le Touze, C.c Tabusso, Joseph Dadoune, Halil Koyutürk, Fred Méliani, François Delebecque, Maxime Puglisi, Arglove. Substance molle du corps (opposée au squelette), aspect extérieur du corps humain (la peau), la chair est photographiée par ces artistes dans une approche symbolique, identitaire et spirituelle. Chair meurtrie, chair lésée, chair sacrée, chair sensible, chair érotisée, asexuée, chair tatouée, chair rosée et dorée…La chair devient un matériau de création et de revendication, un support de moralité entre désir charnel et spiritualité, entre sobriété et concupiscence.

Matériau d’affirmation culturelle et sociale, la chair et les corps dénudés des communautés afro-américaines de New York, sont pour l’artiste Maï Lucas une manière d’interroger à la fois l’identité masculine (des corps érotisés, parés de bijoux et musclés…) et de montrer que la chair tatouée raconte une histoire et véhicule une culture. Jeans déchirés, bandanas, sous-vêtements suggestifs, constituent pour « l’Homme Paré » photographié par l’artiste, un moyen de renforcer son individualité.

Les photographies reportage en Turquie de Halil Koyutürk déplacent le questionnement de la chair comme matériau culturel vers la visibilité d’une identité sexuelle. Peau maquillée, corps parés et cachés des travestis et des transsexuels de Turquie qui vivent douloureusement dans leur chair et subissent au quotidien, l’exclusion, la promiscuité et la ségrégation sociale…L’artiste entend dénoncer l’hypocrisie politique, l’exploitation mercantile et la dégradation du corps humain, en particulier si on se réfère à ses images d’enfants de la rue, abandonnés, drogués et livrés à la prostitution. Tel un prêcheur du haut de sa chaire, l’artiste interpelle religieusement nos consciences sur la nature humaine.

Changement de peau, changement d’âme, pour Luciano Castelli et C.c. Tabusso qui utilisent leurs corps dans des mises en scène, une théâtralisation de leurs fantasmes et de leur vie. Travestissement, ambiguïté des genres, chair troublante et provocante pour Luciano Castelli, collaborateur et co-créateur avec l’artiste sulfureux Pierre Molinier. Incarnation, voire réincarnation dans des personnages mythiques (stars de cinéma et de rock and roll) pour C.c. Tabusso, des stars élevées au rang de divinité. Changement de chair et transcendance d’identités pour ces artistes…Mais également une interrogation religieuse du péché de la chair en se référant aux origines symboliques du serpent et des tentations du corps féminin.

Exaltation et glorification de la chair dans les photographies de François Delebecque et Laurent Badessi pour qui la chair devient un matériau de désir mais aussi de pureté dans une esthétique érotisée et sublimée. Pour le premier, la chair est élevée au rang de fantasme et de désir, des nus féminins dont le pigment de la peau renvoie aux grains du sable, un hymne à la sensualité ! Pour le second, à travers une homo-érotisation de corps fascinants en noirs et blancs, la chair parfois bondée et enfermée, s’ouvre et se libère dans un absolu, pur et transparent (compositions avec du sel, du sable et de la glace), un retour à une animalité renforcée par la représentation du cheval. Pour Virginie Le Touze la chair renvoie à l’intime, au sensible, une chair à fleur de peau… Une chair qui vibre, qui frissonne, qui réagit…celle exacerbée par les sens, la vue et le toucher.

Plaisir de la chair et peau de pêche, Enrica Borghi porte quant à elle un regard poétique et humoristique sur des fesses rebondies photographiées et parées d’un string, à se méprendre avec les natures mortes peintes au XVIème et XVII siècle. Une proposition nostalgique, une réinterprétation contemporaine et « gustative » du fruit défendu…
La chair des compositions alimentaires de Natacha Lesueur, posée avec raffinement et sophistication sur des corps féminins, devient au même titre que la femme, objet de convoitise et de gourmandise. Les corps, immobiles, sont des surfaces d’inscription, des empreintes (les cicatrices), des camouflages afin de dénoncer la vanité du corps et de l’identité. L’artifice alimentaire (entre fascination et répulsion) n’est que prétexte pour magnifier et chosifier le corps humain. Goût et dégoût de la chair alimentaire et de la chair humaine.

Mais la chair peut également être perçue comme sacrificielle, spirituelle et tabou. Pour Joseph Dadoune la chair renvoie à la viande où circule également le sang, une approche organique parfois repoussante. Evocation du caractère sacré et sacrificiel de la chair, amputée et charcutée, dans des mises en scènes d’inspiration religieuse (la kabbale), surréalistes et provocantes, dans lesquelles sont exhibés des trophées (testicules, têtes d’animaux égorgés…). L’artiste interroge le corps et la chair dans son rapport à la destruction, à la mort et au néant. Chair mystique de l’ordre de visions incantatoires. Un regard politique et cruellement lucide sur la nature humaine, capable d’exterminer ses corps dans les plus grands charniers de l’histoire.
Chair meurtrie et symbolique pour Maxime Puglisi, avec des cicatrices comme traces et empreintes d’une mémoire douloureuse. Pour Arglove, c’est la chair associée à la domination sexuelle, à la chasse d’un « gibier» masculin ou féminin, à un symbolisme lié à la castration et à l’anthropophagie. A vous donner la chair de poule ! Quant à Fred Méliani, c’est une réflexion sur une chair chère, celle de l’argent, des transactions financières, des envolées de la valeur de la chair et des œuvres d’art (exemple de la Joconde), une représentation du beau et du laid dans la spirale démesurée des mises aux En-chair…

Williams ABITBOL

 

Adresse :

Espace Helenbeck
6, rue Défly, 06000 Nice
Tél/Fax 33 (0) 4 93 54 22 82
Portable : 33 (0) 6 15 10 62 09
Email : helenbeck@wanadoo.fr

 
Site Internet :

www.galeriehelenbeck.com

 
 
 
 
 
 
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