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Ibaï Hernandorena - Octobre
Expositions > Arts plastiques
du 2 au 26 octobre 2007

 

Journal de bord
« Les parcelles sur lesquelles nous intervenons ne sont jamais entièrement contenues dans leurs limites, historiques ou géographiques (...). Bien sûr, il y a une présence du site, une résistance sous les pieds, mais aussi une respiration qui va bien au-delà. Or, c’est cette respiration même que l’on appelle le paysage. » A. Appia*

Qu’ai-je donc compris du monde ?
Repérages
Routier
L’entrée sur l’autoroute est une traversée, une trouée, un espace à pourfendre. Je m’empare d’un bout de territoire et l’arpente rapidement. Pas de chaos, suivre la ligne et les courbes de la route. Sur le grand ruban, la pensée file, j’accélère puis dépasse. Le paysage se construit et se déconstruit au fil des kilomètres.
La vitesse du véhicule laisse en mémoire les dessins de panoramas précis ou indécis. Ici, se prend toute la mesure d’une mobilité, ressentie pour l’heure, comme une trace. Le défilé des images est alors un dessin dont le corps semble être le principal protagoniste.
Je sais tout l’intérêt du cheminement, de ces images qui s’imposent suivant une chorégraphie aléatoire. L’architecture du paysage reste ce territoire proche, envisagé comme un lieu de rencontre ou chaque être, chaque objet en déplacement finissent par définir l’espace. La circulation balise les projets.

Maritime
Il faut faire cesser le ronron du véhicule. La verticalité des pins frappe par sa monotonie. La plage s’impose, je lis l’empreinte des baigneurs, le creux des surfs enfoncés fortement puis emportés sur les multiples plis de l’océan. Le sable sous les pieds suit la courbe de ma voûte plantaire, je fais glisser les grains en paquet friable avec souplesse. Simultanément, sol et corps se rattrapent, le sommeil fait sa place, l’écrasement s’intensifie, je cherche la fraîcheur. Les vagues, la profondeur me happe et me rejette. Ballotté, je m’accroche et m’allonge. Un répit avant l’amplitude de l’eau et la balance des remous.
Je sais l’au-delà d’un mouvement, son absorption même. L’élément maritime est propriétaire du corps, l’espace est à reconquérir. Les forces se déploient dans la lutte et la maîtrise. Aller à contre-courant ne simplifie rien.
Les lignes guident à la compréhension du volume.

Domestique
Je rentre à La maison, il me faut un peu de silence.
J’ouvre la porte, les murs s’élancent, surfaces planes et blanches. J’entame aussitôt l’ascension des marches et constate que Le soleil absent ne perce pas au travers du Velux. Enfin installé sur la surface du matelas, j’épouse les droites et courbes qui m’aident au repos. Je repense au voyage, au déplacement, je m’accorde cette pause, observe ma petite entreprise et constate sans réelle surprise une attention particulière aux objets. Mon regard s’arrête sur l’escalier du couloir dont les pieds détectent le savant décalage et puis, un court instant ne trouvent plus appui.
Je sais que la construction renvoie à l’alternance, au balancement du corps, qu’il définit un terrain, s’immerge, active un va-et-vient « intérieur - extérieur » dont il reste l’incontournable complice.

Eh bien dansez maintenant...
Le repos, le déplacement, les échanges, chaque pas importent. J’avance, puis, m’arrête, scrute et dérobe. Pour ces menus larcins, l’appareil photo et la caméra sont mes alliés. La progression vient de la mobilité, il faut parcourir pour construire et appréhender le monde. Il est important d’en saisir ses indicibles variations. Chaque image, chaque projet est un jalon de plus, nécessaire à la construction.
La douce ambition est de pouvoir envisager la circulation des corps comme une adaptation aux découvertes, aux transformations. Je crois avoir compris qu’il s’agit d’un mode de vie, d’une obsession de rencontre, d’une musique qui donne le ton, le rythme.
Je sais l’éloge du mouvement pour l’esquisse d’une oeuvre en chantier.
*Décorateur de théâtre, metteur en scène et essayiste suisse, Adolphe Appia est né à Genève, le 1er septembre 1862, et mort à Glérolles (près de Nyon), le 29 février 1928. Son oeuvre et ses écrits contiennent la plupart des principes de réforme scénique qui ont inspiré le renouvellement artistique du théâtre moderne. Fils de médecin, petit-fils de pasteur, Appia, tout en poursuivant de solides études musicales, fait preuve de dons certains pour le dessin et la peinture.(...)

Valérie Mazouin
Directrice du centre d’art la Chapelle Saint-Jacques
Saint-Gaudens

 

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