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The Eventual - Francis Alÿs, Johanna Billing, Matthew McCaslin, Adrian Piper
Expositions > Arts plastiques
du 17 mars au 18 août 2007

 

The Eventual est une exposition collective organisée du 17 mars au 18 août 2007
au Fonds Régional d'Art Contemporain de Bourgogne.

Vernissage le vendredi 16 mars
à partir de 18h

Ouvert du lundi au samedi de 14h à 18h
sauf jours fériés

Visite accompagnée le 12 mai 2007
15h - Entrée libre - FRAC Bourgogne


Evénements pendant l'exposition

Festival Art Dance, 2007 : "X-Event 2.1"
25 mars 2007 - 18h00 - 7 euros (tarif réduit : 5 euros) - FRAC Bourgogne
Les Gens d'Uterpan - performance dansée : Annie Vigier and Franck Apertet

Concert jus de fruit #1
29 avril 2007 - 11h00 - entrée libre - FRAC Bourgogne
Vincent Royer, alto

Concert jus de fruit #2
10 juin 2007 - 11h00 - entrée libre - FRAC Bourgogne
Jean-Philippe Collard-Neven, piano

The Eventual est une exposition collective, conçue par la directrice du FRAC Bourgogne Eva González-Sancho, et rassemble quatre œuvres de Francis Alÿs (Untitled, New York, September 2000, 2001), Johanna Billing (Where She Is At, 2001), Matthew McCaslin (The Walk Threw the Woods, 2002) et Adrian Piper (Bach Whistled, 1970). Comme l'évoque le titre, ces oeuvres suggèrent divers paysages, dans lesquels un événement ou une situation est susceptible de se produire, et de les transformer profondément. Les œuvres créent un état de suspension, d’interruption, d’inachèvement volontaire, où rien ne semble se passer, ni n’est dit explicitement, mais où justement pour cela tout devient possible. Ces quatre œuvres ont été récemment acquises pour la collection du Frac Bourgogne.

Les quatre œuvres rassemblées inscrivent la vidéo et le son dans l’espace de l’exposition comme autant de manières de proposer au visiteur de saisir un état du présent. Par différents dispositifs, les œuvres dilatent cet ici et maintenant pour en proposer une essence, en aiguiser la conscience et l’expérience.

L'éphémère, le fugitif, le transitoire, est le principe central de l'art de Francis Alÿs (né à Anvers en 1959). Ses œuvres souvent immatérielles, interventions subtiles dans le quotidien de la ville, puisent leur matière dans l’observation du paysage urbain.
Untitled (New York, September 2000), 2001 est une installation vidéo qui montre une image de Manhattan, un plan serré de hauts immeubles dans lequel se superposent de multiples grilles verticales et horizontales. Pris à distance, le plan fixe varie cependant au gré des apparitions et disparitions du soleil, des éclairages des pièces dans les immeubles. Le film est accompagné d’un enregistrement de Boogie Woggie en hommage à la peinture de Mondrian. En effet Broadway Boogie Woogie, réalisée à New York pendant la seconde guerre mondiale, est l'une des dernières oeuvres achevées de Piet Mondrian et constitue l'aboutissement ultime de ses recherches picturales. Les carrés de couleurs créent une pulsation et un rythme vital qui passent d’intersection en intersection comme les rues de New York. Francis Alÿs témoigne de la vivacité de cet héritage culturel, créant à son tour au moyen de la vidéo une peinture à l’infinitésimal mouvement.

La vidéo, Where She Is At (2001) de Johanna Billing (née en 1973 à Jönköping, Suède) met en scène une jeune femme se tenant en haut d’un plongeoir en proie à de longues hésitations. Le film a été tourné à Ingierstrand, station balnéaire conçue par Ole Lind Schistad et Eyvind Mostue en 1934, une des dernières constructions de l’architecture fonctionnaliste restant à Oslo et symbole de l’état d’esprit de cette époque. Aujourd’hui ce site est laissé à l’abandon, et il ne subsiste que le plongeoir.
Johanna Billing capture un moment d’incertitude, d’anxiété, saisi dans l’acte plutôt banal d’un plongeon. Il s’agit d’un moment de doute, de questions, face à un choix libre que l’on doit faire seul. Elle capture un moment où l’on veut aller au-delà de soi-même et où on est en proie à un moment de liberté écrasante. L’artiste s’arrête sur ce moment de liberté où on se demande si on doit faire ou ne pas faire certaines choses. Cette jeune femme, hésitante, résiste. Et c’est cette forme de résistance qui intéresse l’artiste. Johanna Billing filme en parallèle les gens en bas du plongeoir. On dirait que tout le monde attend le dénouement. Tout le monde est dans l’attente, que ce soit le public de la jeune fille ou le spectateur de la vidéo. Une véritable empathie s’instaure. Elle ne peut reculer. On la voit lutter et combattre avec elle-même. Que va-t-elle faire ? Le paysage lui-même semble suspendu à cette issue.

Matthew McCaslin (né en 1957 à Bayshore, USA) a investi dans ses œuvres de ces dernières années la vidéo, comme manière d’intégrer l’élément du temps dans l’expérience sensorielle de la sculpture.
C’est en 1987 à P.S.1 à New York, pour une installation intitulée Sixteen on Center, que Matthew Mc Caslin utilise pour la première fois les structures en aluminium qui servent à la construction des cloisons en plaques de plâtre. Comme ses précédents travaux l’œuvre jouait sur le sentiment de l’inachèvement. On ne savait pas si le travail était fait, s’il était à moitié fait, s’il était en chantier ou à l’abandon. C’est à cette époque que les travaux de construction en bâtiment que Matthew McCaslin réalisait pour gagner sa vie commencèrent à s’intégrer à son travail artistique.
A Walk Threw the Woods (2002) a été réalisée pour son exposition à la Salle de bains, à Lyon. Matthew McCaslin réalise un environnement à partir des mêmes rails en aluminium utilisés pour Sixteen On Center. De la même manière qu’il révèle la présence des flux et câbles derrière les équipements électriques dans ses premières oeuvres, c’est ici la structure des murs, leur ossature, qui est découverte. Les murs sont invisibles et il devient possible de les traverser, et même de les habiter. Ils se succèdent parallèlement, les uns derrière les autres, selon un plan absurde. Laissés déconstruits, ils suggèrent un espace dense mais ouvert, celui d’un sous-bois. Une projection vidéo accompagne le dispositif. Elle montre un arbre que deux hommes recouvrent petit à petit de bandes de papier, dessinant une silhouette fantomatique tandis que la bande son diffuse le son d’un vent vif.

Bach Whistled (1970), œuvre sonore et originale dans le travail d’Adrian Piper (née en 1948 à Harlem), est une de ses premières productions artistiques. Ce travail sur Bach rend compte de la formation musicale que Piper a reçu : leçon de piano et cours de musicologie à l’université. Artiste conceptuelle et ancienne élève de Sol Le Witt, Adrian Piper s’intéresse à l’aspect arithmétique de la musique.
Bach Whistled est une véritable performance. Le morceau dure 45 minutes. Et ces minutes sont éprouvantes. Il n’y a pas que le son et l’espace qui sont mis en scène ici. Le corps, progressivement épuisé et essoufflé, d’Adrian Piper est aussi présent que la musique de Bach. Cette forte présence de l’artiste, par l’engagement de son corps, suscite des réactions immédiates chez le spectateur : l’envie de l’accompagner ou de savoir si elle va tenir jusqu’au bout. Il faut toucher le spectateur immédiatement. C’est ce qu’Adrian Piper appelle l’« indexation du présent », c'est-à-dire ne pas user que d’un langage artistique élitiste : toucher directement avant tout préjugé ou jugement.

Ces différentes densités du présent offertes par les œuvres de l’exposition The Eventual sont autant de manières d’affirmer l’œuvre comme mode d’être au monde à travers des formes diverses dans lesquelles la narration et la représentation ont pu être réinvesties, après les ruptures radicales des années 70, moins pour leur dimension esthétique que pour la manière dont elles s’adressent au spectateur.


Texte de Claire Legrand / Gwénola Regruto

Cette exposition est réalisée avec le soutien du ministère de la Culture (Direction régionale des affaires culturelles de Bourgogne), du Conseil Régional de Bourgogne et du Conseil général de Côte d’Or.

 

Adresse :

Frac Bourgogne
49 rue de Longvic, 21000 Dijon
tél. + 33 [0]3 80 67 18 18 - fax. + 33 [0]3 80 66 33 29
e-mail : infos@frac-bourgogne.org

 

Site internet :

http://www.frac-bourgogne.org

 
 
 
 
 
 
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