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on paper
Josef Albers, Pierrette Bloch, Louise Bourgeois, James Brown, Jonathan Callan, Tony Cragg, Ding Yi, Alexander Gorlizki, Gotthard Graubner, Henri Michaux, Norbert Prangenberg, Gideon Rubin, Carole Seborovski, Louis Soutter, Wu Yiming

Expositions > Arts plastiques
du 10 janvier au 14 mars 2009

GIDEON RUBIN, Sans titre, 2008, Gouache sur carton, 9 x 7 cm
 

La Galerie Karsten Greve a le plaisir d’annoncer l’exposition On paper, sélection d’œuvres sur papier qui montre comment des artistes contemporains d’horizons différents abordent cette technique. Bien qu’un caractère de spontanéité se dégage souvent des œuvres sur papier, celles-ci sont aujourd’hui considérées comme des œuvres d’art abouties et à part entière. Cette exposition rassemble à la fois les œuvres de certains artistes déjà confirmés comme Josef Albers ou Louise Bourgeois mais aussi de quelques jeunes talents qui exposent pour la première fois à la Galerie Karsten Greve.

Pour Louise Bourgeois (1911) la pratique quotidienne du dessin est une nécessité émotionnelle. Comparativement à la sculpture, le dessin est lié à un processus plus cérébral, ce qui explique le lien constant dans ses œuvres sur papier entre l’image et le texte. Les œuvres sur papier de Bourgeois sont entièrement autonomes et il est rare qu’un dessin ait un équivalent dans la forme d’une sculpture. Elle emploie une grande variété de matériaux et de nombreux supports : enveloppes, papier millimétré, papier à musique, billets de remerciements, lettres. C’est sa façon de donner de l’importance aux petites choses de tous les jours qui, sinon, seraient oubliées.

Comme Louise Bourgeois, Gideon Rubin (1973) est fasciné par le temps qui passe et conçoit ses gouaches sur carton comme les pages d’un journal intime. Il cherche avec ces œuvres un moyen plus immédiat que la traditionnelle peinture à l’huile. Il utilise très souvent le carton comme support, des petits bouts de carton jetables devenus précieux par l’ajout de quelques touches de peinture. Depuis quelques années, son travail se focalise sur le portrait à travers lequel il ressuscite des vies oubliées. Créant une image qui dégage un certain mystère, il évoque plus qu’il ne décrit et nous donne un sentiment de déjà vu, la sensation de retrouver une image perdue.

Gotthard Graubner (1930) a trouvé sa voie très tôt et l’a poursuivie avec beaucoup de cohérence développant comme thème principal la vie autonome de la couleur. Ses œuvres ont un caractère méditatif d’une grande sensibilité, les inégalités chromatiques évoquent une sensation de l’espace qui donne à la surface de l’œuvre des dimensions nouvelles. Les œuvres sur papier ont toujours eu leur statut indépendant dans l’œuvre de Graubner et se caractérisent par une plus grande place donnée à l’expérimentation et à la spontanéité.

La couleur est également la thématique principale de Josef Albers (1888 - 1976) qui, à partir de 1949 s’est consacré à sa série d’études Homage to the square. Il utilise des carrés aux formats identiques, asymétriquement superposés, pour présenter des teintes et des effets chromatiques différents. Quand le caractère matériel de la couleur a une importance cruciale dans l’œuvre de Graubner, dans les œuvres d’ Albers il est quasiment renié. La couleur est appliquée de manière neutre en surface homogène où l’on peut à peine voir l’influence de la main. Par le choix des couleurs, Albers veut provoquer une interaction optique entre celles-ci.

Suivant l’aphorisme de Josef Albers «un et un font trois » Alexander Gorlizki (1967) regroupe des éléments apparemment disparates qui, ensuite, créent une troisième entité, plus grande que la somme de ses parties. Il assemble de nombreuses et différentes influences culturelles et collabore avec des artistes et des artisans de différents domaines. Gorlizki fait des dessins sur papier ancien et sur parchemin. Son œuvre à la fois banale et mystérieuse avec un brin d’humour est tantôt figurative et narrative, tantôt basée sur des formes et des motifs abstraits.

Les œuvres sur papier de Carole Seborovski (1960) témoignent d’un aboutissement esthétique et d’une exécution raffinée. Elle recherche une perfection formelle quasi mathématique en donnant vie aux matériaux qu’elle emploie : une grande variété de papiers, d’épais aplats de mine de plomb, des encres, des découpages et des collages. Il y a d’une part ce que l’on peut voir et toucher qui correspond à la sensualité de son travail. D’autre part, l’invisible, ce qui est caché derrière ces couches et sous ces découpages et qui amorce une réflexion sur la signification des formes symboliques tel que l’ovale, le cercle, la croix. Ces œuvres invitent le spectateur à réfléchir sur les mystères de la nature, de la fertilité et de la vie.

Les sensations et les perceptions ressenties face à la nature sont la source d’inspiration majeure de l’œuvre de Norbert Prangenberg (1949). Une certaine « idée de la nature », intuitive et organique s’y manifeste. L’ensemble de l’œuvre de Prangenberg est concerné par les relations réciproques de la couleur et de la forme. La matérialité de la couleur est évidente et est présente également dans ses œuvres sur papier, huiles sur carton et encre de Chine sur papier transparent, exposés à la galerie.

La plus grande partie de l’œuvre de Jonathan Callan (1961) est dérivée de sa fascination pour la matérialité. Il s’intéresse à la saleté, la poussière et les objets qui se cassent. Enfant, il cassait des objets, non pas pour savoir comment ils fonctionnaient, mais parce qu’il était fasciné par l’intérieur, pour savoir s’il était fondamentalement différent de l’extérieur. Encore aujourd’hui, l’artiste a une volonté de voir ce qui se trouve sous la surface, sous l’encre de la photographie. S’il gratte la surface, y aura-t-il quelque chose de plus significatif en dessous ? Il est même tenté d’aller plus loin dans le but de trouver quelque chose qui lui racontera les secrets de l’univers.

Les mystères de l’univers et le macrocosme fascinent également James Brown (1951). Depuis 1995, l’ensemble de son œuvre a été le prélude aux séries Planets. Brown s’intéresse depuis ses débuts à la nature et à son organisation ainsi qu’à la place de l’homme et de la culture en son sein. Dans ses œuvres récentes, les masses colorées aux fines nuances gravitent dans un espace mouvant. Ces codes créés par l’artiste contiennent d’innombrables questions. Ils nous permettent d’échapper à notre vie quotidienne et nous guident vers les mystères éternels de l’espace.

A partir de la fin des années 80, l’artiste chinois Ding Yi (1962) s’est exclusivement consacré à un travail autour des croix x et + qu’il répète selon un principe systématique quasi obsessionnel. Ces croix entrelacées créent une impression de profondeur et de mouvement. Dégagé de toute signification symbolique ou narrative, l’œuvre ne recherche pas une quelconque expression émotionnelle mais se réduit à son état minimal. La simplicité de ce choix s’oppose à la grande variété de matériaux utilisés : acrylique, pastel, fusain et stylo à bille. Ding Yi ne considère pas ses œuvres sur papier comme des œuvres préparatoires, mais comme des œuvres d’art à part entière.

On retrouve un caractère rigoureux, répétitif et cohérent dans l’œuvre de Pierrette Bloch (1928). Dès ses débuts, elle joue sur des variations presque imperceptibles de tonalité et de rythme. Son travail abstrait fait à partir de matériaux pauvres et de formes simples est essentiellement focalisé sur l’espace, le temps et le mouvement. Ses œuvres sur papier incluent des dessins et des collages constitués de papiers déchirés, superposés et marqués de tâches d’encre de Chine, qu’elle dépose par petites touches, en points répétitifs et aléatoires.

Enfin, dès les premiers dessins de Louis Soutter (1871 - 1942), exécutés entre 1923 et 1930, dans des cahiers d’écolier - végétations, architectures, descentes aux Enfers - un génie artistique extraordinairement original se manifeste. Dans ses œuvres - qu’on peut considérer comme une expression très personnelle de la souffrance - des figures sombres mues par un rythme sauvage et une musicalité archaïque, de noires silhouettes évoluent sur le fond lumineux du papier. Outre l’encre de chine, Soutter utilise l’encre d’imprimerie - parfois même du cirage - et des couleurs qu’il applique sur le papier directement avec ses doigts en paquets colorés, tâches, touches ou empreintes.


Artistes présentés :
Josef Albers, Pierrette Bloch, Louise Bourgeois, James Brown, Jonathan Callan, Tony Cragg, Ding Yi, Alexander Gorlizki, Gotthard Graubner, Henri Michaux, Norbert Prangenberg, Gideon Rubin, Carole Seborovski, Louis Soutter, Wu Yiming

 

Adresse :

Galerie Karsten Greve
5 rue Debelleyme
75003 Paris
Téléphone 01 42 77 19 37
Télécopie 01 42 77 05 58
Courriel galerieparis@karstengreve.fr

 

Site Internet :

http://www.galerie-karsten-greve.com

 
 
 
 
 
 
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