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Latifa Laâbissi - Habiter
Expositions > Arts plastiques
du 20 avril au 3 juin 2007

© Habiter (Chez Germain S.), Latifa Laâbissi © Photographie Jocelyn Cottencin, 2007
 

Latifa Laâbissi, chorégraphe, propose un solo dans un espace quotidien, ou plus précisément chez les habitants d’une ville. Elle a mis en place un protocole. Après un repérage, une dérive dans la ville, elle diffuse une petite annonce dans les journaux locaux et sur des panneaux prévus à cet effet dans quelques magasins : « Artiste chorégraphe recherche un habitant qui accepterait d’accueillir chez lui un projet de danse. La proposition est gratuite et nécessite 2 heures de disponibilité. Pour plus de renseignements, vous pouvez contacter le 06 .. .. .. .. »
Suite à une première rencontre téléphonique, lors de laquelle elle décrit son intention et sa manière de procéder, Latifa Laâbissi se rend chez l’hôte de sa danse. Après un échange et une visite de l’habitation, elle définit l’espace où le solo s’inscrira (la salle à manger, un couloir, la cuisine). En ce temps, elle observe la manière qu’a son hôte d’ouvrir son intimité, sa « maison », son « chez lui» à un étranger et de lui céder un espace pour le recevoir. Sans rien changer à son agencement, elle s’attarde alors dans cet espace, l’investit. Elle laisse à son hôte le soin de décider d’assister ou non au déploiement de sa proposition.
Latifa Laâbissi est accompagnée de Sophie Laly, vidéaste et de Jocelyn Cottencin, artiste et graphiste. Les films et les photographies réalisés constituent la matière pour la suite du projet : des séances de visionnage des films chez certains des habitants, pour les regarder ensemble, c’est-à dire une rencontre entre l’équipe artistique, les habitants et leurs invités, un moment commun et une discussion autour de cette expérience. Le cadrage est un plan fixe sur un espace et ses objets dans lequel la chorégraphe rentre pour un solo d’une durée de 10 min. Une fois terminé, elle disparaît dans le hors champ.
Danser chez quelqu’un, filmer cette danse, pénétrer l’espace de l’autre engendre une variété des comportements. Du partage de l’intime au sentiment d’intrusion, à l’étonnement, la chorégraphe rencontre l’autre et sa manière d’arranger son lieu de vie. Sa gestuelle qui rompt les figures quotidiennes de ces lieux, son statut d’étrangère, suscitent chez ses hôtes des récits singuliers dans lesquels chacun s’invente et à laquelle se joint leur idée de la danse. Cette invitation peut créer des petits états de chocs, des silences. L’hôte est témoin de cet usage nouveau de son propre espace et du déplacement de ses attributions habituelles ; différentes couches de son réel s’y entremêlent : évocations, projections,
fictions, souvenirs.
Pour Habiter à Rennes, Latifa Laâbissi invite Nadia Lauro à concevoir un espace pour la criée, qui deviendra un potentiel de fiction, un espace à habiter par le public. Latifa Laâbissi pense également ce projet avec des architectes et des théoriciens.

I Hear Voices_installation de Nadia Lauro
Scénographe et artiste visuelle, Nadia Lauro développe son travail dans divers contextes : performance, architecture du paysage, mode. Les espaces de différentes natures qu’elle conçoit sont des dispositifs scénographiques, des environnements, des installations visuelles, des espaces scénarisés ou des «décors vivants». Collaboratrice des chorégraphes et performeurs Vera Mantero, Benoît Lachambre, Frans Poesltra, Jennifer Lacey et Barbara Kraus, Nadia Lauro est aussi à l’origine, avec la paysagiste Laurence Crémel, de l’association Squash Cake Bureau -scénographie et paysage- au sein de laquelle elle conçoit des installations paysagères et du mobilier urbain.

toute la durée de l’exposition. C’est un espace immersif, entre « jardin mental » et « salle d’échauffement pour public », qui sera scénarisé de façon spécifique pour généner des manières de voir et d’être ensemble inédites. Ce projet de Nadia Lauro s’inscrit dans une série de performance-installations avec Tu montes? (Ménagerie de verre, Paris, 2002 - Kanagawa Art Center, Yokohama, 2003), As Atletas (Fondation Serralves, Porto, 2003 - Lausanne Jardin 2004), et I Hear Voices (Kaaitheater, 2006, Bruxelles - la criée centre d’art contemporain, 2007 - Spring wave, Seoul, 2007)
Conférence - débat « L’espace public PORTES OUVERTES »
avec Constantin Petcou et Doina Petrescu, aaa - atelier d’architecture autogérée De plus en plus de grillages, de caméras de surveillance, de policiers et de digicodes contrôlent le fonctionnement des espaces dits « publics » : squares, rues, espaces verts, terrains qui séparent les immeubles collectifs… L’espace public est ainsi privatisé, sans qu’il devienne vraiment un espace privé, mais plutôt un non-lieu.
À travers des tactiques adaptées aux dimensions sociales, culturelles et politiques de chaque contexte d’intervention, les projets de l’atelier d’architecture autogérée (aaa) interrogent la (re)constitution critique de l’espace public aujourd’hui, ses usages, ses pratiques et ses potentialités.
Ils explorent, entre autres, la réappropriation des espaces délaissés et la création de nouvelles formes d’urbanité par des aménagements réversibles, des pratiques du quotidien, par l’implication des habitants et des usagers en tant que porteurs de différents savoir-faire.

Créé en 2001, l’atelier d’architecture autogérée est une plate-forme collective de recherche et d’action autour des mutations de la ville contemporaine. aaa propose la constitution d’un « espace d’intervention citoyenne » en matière d’aménagement de la ville, au croisement de multiples points de vue : habitants, architectes, urbanistes, sociologues, artistes,é tudiants, chercheurs, retraités, politiques, chômeurs, militants et tous usagers concernés.« Le Voyage d’hiver », lecture performative de Fanny de Chaillé d’après Georges Perec (15 min) A l’origine, un texte de Georges Perec découvert par hasard, assez peu connu et une idée incongrue : retranscrire ce texte avec des synonymes en respectant le sens de celui-ci. Une performance s’impose rapidement; il s’agit de lire à haute voix la version synonymique pendant que le texte original de Perec défile en simultané, tel un générique sur un écran. Le sens du texte est perturbé ou enrichi par la retranscription mais aussi par la multiplication des sources : alors que l’on entend une voix donner une version du texte, un texte qui veut dire à peu près la même chose défile sur un écran. A un moment précis la retranscription orale bascule dans le non sens, la logique sémantique n’est plus respectée, et une course s’établit alors entre le texte lu et celui qui est donné à voir.
Aujourd’hui, à l’initiative de Latifa Laâbissi, une nouvelle version s’ajoute aux deux précédentes, par la présence d’une traductrice en langue des signes.

 

Adresse :

la criée centre d'art contemporain
place Honoré Commeurec 35 000 Rennes T. 02 23 62 25 10 - Email : la-criee@ville-rennes.fr

 

Site internet :

http://www.criee.org

 
 
 
 
 
 
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