Présentation
Créé
en 1783, le musée des Beaux-Arts est installé depuis 1889 dans une
ancienne halle au grains qui a été surélevée.
Depuis la construction
de la médiathèque Jean-Jacques Rousseau, il occupe la totalité
de ce bâtiment dont l'architecture est particulièrement mise en valeur
la nuit par le biais de la lumière. C'est surtout un musée de peintures,
même s'il possède quelques sculptures dont un masque de femme de
Laurana et un bel astrolabe.
Tout
au long de son histoire, le musée a bénéficié de legs
: créé grâce au testament de l'abbé de Mellarède,
plus tard viendront le legs de Georges-Marie Raymond, celui du Premier Syndic
Travernay, de l'avocat François Guy, d'Etienne Rey, de Léonce Mesnard,
des dons royaux... et, bien sûr, celui, déterminant, du baron Garriod,
collectionneur savoyard installé à Florence qui cédera près
de 250 uvres.
Parmi elles, le célèbre et mystérieux
Portrait de jeune homme attribué à Paolo Uccello (vers 1440) et
une belle Vierge à l'enfant maniériste de Foschi. Ces collections
italiennes de Primitifs de la Renaissance sont complétées par la
présentation du grand retable de la Trinité que Bartolo di Fredi
peignit à la fin du XIVe siècle
.Les écoles du Nord
sont partiellement représentées, notamment par deux tableaux de
1520-1530 provenant de polyptyques démembrés : L'adoration des mages,
attribué à Jan Van Dornicke, et La flagellation du Christ d'Anton
von Worms dit Woensam, qui montre l'influence que Dürer a exercée
sur la peinture allemande au XVIe siècle.
La
période baroque italienne est particulièrement riche. Pour le XVIIe
siècle, ne pas manquer L'astronome, traité en camaïeu de bruns
par Luca Giordano qui exécuta la décoration du palais Médicis-Ricciardi
à Florence, et, pour le XVIIIe siècle, les subtils jeux de couleurs
et de lumières de la Descente de Croix du Napolitain Solimena.. Un autre
chef-d'oeuvre de lumière et d'ombre, issu quant à lui du classicisme
français, est à voir : La rixe des musiciens de Georges de La Tour.
Sans oublier le célèbre Jeu de la palette de la période italianisante
de Fragonard.
Le
XIXe siècle est surtout représenté par une série de
peintures néo classiques (Langlois, Peytavin), et par quelques peintres
régionaux comme Xavier de Maistre. Grâce à la naissance d'une
véritable école savoyarde issue de l'école de peinture chambérienne,
ces toiles régionales sont plus nombreuses pour le XXe siècle avec
des peintres de talent comme Cariffa, André Jacques, Cachoud, Joseph Communal...