Présentation
Le
GIGA, comme collectif constitué, ne répond pas aux
critères du fonctionnement habituel des associations traditionnelles.
Du fait qu'il refuse systématiquement toutes subventions publiques
ou privées, afin de sauvergarder son indépendance,
il n'a aucun obligation ou intérêt de répondre
aux critères habituels d'admission des associations. Ses membres
se sont connus, se sont "reconnus", se sont fédérés,
et agissent sur le réseau, en qualité d'internautes
engagés dans la nouvelle culture électronique émergente.
voir également
:
http://www.webnetmuseum.org
http://fredforest.org/proces
Responsable
: Philippe Declerck. Porte-parole et fondateur : Fred Forest
Objectifs
Collectif
d'artistes plasticiens et théoriciens, le GIGA est acteur
dans l'émergence d'une nouvelle culture en phase avec la technologie
actuelle et partisan de nouveaux rapports entre intervenants supposés
actifs ou passifs.
L'existence
des nouvelles technologies appelle à de nouveaux rapports
avec l'objet d'art en construisant d'autres types et d'autres conceptions.
Leur utilisation non réservée à une micro élite
et ouverte à une part de plus en plus grande de la société contribue à remettre également à plat
la hiérarchie entre ceux qui d'un côté, croient
savoir et avaient les moyens d'expression et de l'autre côté,
les autres, l'immense majorité, qui commence à y accéder...
Le
GIGA se prononce et agit contre la confiscation de l'idée
d'art au profit d'un noyau autoproclamé expert à la
remorque de grands financiers, ceux-ci ayant pour objectif très
matériel , d'instrumentaliser le système et de profiter
des relations d'affaire obtenues.
Les
institutions françaises ne sont pas en reste en rajoutant
une couche institutionnelle pesante et au discours bétonné qui
ne répond pas aux désirs de souplesse et de liberté des
artistes. Dans ce pays qui a une image et un passé de démocratie,
le ministère de la culture a un fonctionnement autiste totalement
en décalage qui n'a que faire de l'opinion de ses sujets,
artistes ou publics.
-
L'exclusion des artistes des institutions est quasi-totale à part
quelques nominations alibis pour brouiller les cartes. On défend
l'art, cela fait toujours bien mais on a peu de considération
pour ceux qui le font.
- La présence ou absence d'un public qui paye sa place de force
et regarde, ne regarde pas le spectacle officiel derrière une
vitre est pour lui une abstraction et pas une interrogation.
Les
conséquences de ces excès de pouvoir sont des pratiques
d'apparatchik d'une autre époque avec ses dérives habituelles
: copinages, favoritismes, pratiques douteuses,...
Pour
cela, nous demandons une révolution du système de l'art
contemporain en France aussi forte que l'abandon du Salon officiel
au XIXème siècle :
-
La fin de l'opacité du système et en particulier au
niveau de ses achats.
- La fin de l'éviction des artistes au sein des systèmes
de décision.
- La fin de la subordination de l'art financé par des fonds
publics à une élite financière privée.
- La prise en compte de l'avis du public avec celui des artistes.