Présentation

Historique
Le musée
Boucher-de-Perthes est installé depuis 1954 dans un bâtiment composite
dont l'histoire et la valeur symbolique sont parmi les plus riches de la ville
d'Abbeville.
Le beffroi érigé en 1209 domine la construction
; il était au Moyen Age l'affirmation d'une certaine indépendance
de la cité face au pouvoir seigneurial. Dès 1130, Guillaume Talvas,
comte de Ponthieu, accorde aux bourgeois d'Abbeville le droit de se constituer
en commune. Ce privilège est confirmé par la charte d'Abbeville
(5 juin 1184) remise solennellement par le comte Jean de Ponthieu au maïeur
(maire) Gontier Patin. La rue jouxtant le musée lui doit son nom.
Des
autres corps de bâtiment ajoutés progressivement au beffroi pour
former le Grand Echevinage, seule la trésorerie, accolée au beffroi
en 1467 pour abriter les archives de la Commune, échappe aux bombardements
de 1940. La toiture du beffroi est détruite. En 1952, la municipalité
décide d'adjoindre à la construction de l'ancienne mairie encore
sur pied, deux ailes de brique et de béton pour y installer le nouveau
musée inauguré en 1954.

Les
collections
Nées
de la fusion de deux institutions abbevilloises du XIXe siècle, le musée
d'Abbeville et du Ponthieu et l'ancien musée Boucher-de-Perthes, les collections
correspondent à l'esprit encyclopédique de l'époque et touchent
à de nombreux domaines :
Ainsi l'histoire naturelle nous rappelle la
proximité de la Baie de Somme, merveilleux site naturel abritant de nombreuses
espèces d'oiseaux. Le nom de Jacques Boucher de Perthes est quant à
lui synonyme de préhistoire, les hauts lieux préhistoriques de la
Somme étant illustrés par l'une des plus belles collections de silex
conservée dans un musée de province. La section des Beaux-Arts conjugue
peintures et sculptures des écoles du Nord et de la Picardie (Maître
du retable de Sainte-Godelieve, Cornelius de Vos, Nicolas Blasset
) à
des peintures françaises des XVIIe et XVIIIe siècles (Bommy, Lemoyne,
Largillière, Greuze, Lépicié
). À cet ensemble
montré en permanence, il faut ajouter enfin un fonds important de gravures
et de dessins (XVIIe-XIXe siècles) visible à l'occasion d'expositions
temporaires. Les Arts décoratifs sont remarquables, entre autres, par une
collection de céramiques qui compte majoliques italiennes, faïences
de Delft, porcelaines de Sèvres et de Saxe,....