Présentation
HISTORIQUE
Avant le rattachement
de 1860 à la France, Nice ne possède ni de musée historique
ni de musée des Beaux-Arts. Lors de sa première visite, lempereur
Napoléon III, soucieux dy remédier, décide le dépôt
dun certain nombre duvres en vue de constituer les débuts
dune collection.
Malheureusement,
aucun local nayant été prévu pour la recevoir, une
partie de lenvoi décore la Préfecture des Alpes-Maritimes,
tandis que lautre trouve refuge à la Bibliothèque municipale,
alors rue Saint-François de Paule.
A partir de 1875, la municipalité
décide de louer un étage dune maison appartenant à
la comtesse Rey afin dy placer ses collections.
En
1891, devant le manque chronique de place, la municipalité loue un immeuble
doté dun péristyle de temple grec, reconstitué pour
loccasion par un antiquaire de la rue Dubouchage. Les dons commencent alors
à affluer et le local ne tarde pas à devenir insuffisant, si bien
quen 1901, la Ville charge le peintre Alexis Mossa*, désigné
comme conservateur, dopérer le transfert des collections dans une
nouvelle bâtisse plus vaste mais toujours en location, située avenue
Notre-Dame.
La
situation bien quaméliorée, demeure précaire.
En
1925, grâce à la pression tenace de la Société des
Beaux-Arts, la municipalité se résout à lachat dune
villa aux vastes proportions : la Villa Kotschoubey
Du
palais Kotschoubey au musée
En 1878, la princesse
ukrainienne Elisabeth Kotschoubey se rend propriétaire dun terrain
de plus dun hectare, aux Baumettes non loin du quartier délection
de limportante colonie russe.
Elle entreprend alors la construction
dune villa qui débute le 30 mai 1878 et quelle cède
le 18 avril 1883 à Monsieur James Thomson ou Thompson, richissime citoyen
américain.
Il donne, aidé de larchitecte niçois
Constantin Scala, le panache définitif à cet édifice.
Le palais est décoré de fausses fresques pseudo-pompéennes.
Ceinturé dun grand jardin anglais, le palais connaît de fastueuses
réceptions, des concerts et des bals auxquels sont invités les plus
célèbres hivernants de la Côte dAzur.
Sir
James Thomson meurt à Nice dans cette villa le 11 décembre 1897.
La villa fut revendue en 1920, puis en 1924, après avoir vu son parc loti,
mutilé, réduit au tiers.
Cest en 1925, que la Ville de
Nice en fait lacquisition pour la transformer en musée des Beaux-Arts,
sous le nom de « Palais des Arts Jules Chéret ». Lintérieur
subit de profondes modifications de manière à fonctionnaliser cette
demeure qui na pas été prévue pour être un musée.
Doù la disparition des plafonds illusionnistes, des faux marbres
trop colorés et de nombreuses colonnes jugées trop encombrantes.
Cependant les espaces demeurent identiques, particulièrement le grand escalier,
qui est sans doute lun des plus beau de la Belle Epoque sur la Côte
dAzur.
Linauguration
a lieu le 7 janvier 1928.
En 1971, le 25 mai Gustav Adolf Mossa, meurt après
presque cinquante ans de conservation du même musée.
Les Impressionnistes
: Degas, Boudin, Monet, Sisley et Guillaumin ainsi que la vaste collection de
Raoul Dufy (don et legs de Madame Dufy) viennent compléter le panorama
de la peinture française du XIXe siècle et XXe siècle.
Constitution
des collections
Les plus anciennes
donations sont celles de H. Defly avec des uvres de lEcole Italienne
et du notaire lyonnais Fabre.
En
1903, le musée senrichit de la collection considérable de
Fanny Trachel. En 1912, Madame Félix Ziem donne une importante série
de tableaux de son époux, comprenant des centaines de pièces .
Un riche fonds
destampes se constitue incluant des eaux-fortes de Jacques Callot et un
tirage des 80 planches des Caprices de Goya . Le baron et la baronne Vitta qui
offrent en 1925-27 plus de 300 uvres de Jules Chéret et dExtrême-Orient.
Maurice Fenaille, membre de lInstitut est également lun des
grands fondateurs et donateurs du musée.
Madame
Clémént-Carpeaux, qui, avec le don dun magnifique ensemble
duvres de son père, permet la création de la quatrième
collection publique française des uvres de Jean-Baptiste Carpeaux.
Mademoiselle Zillhardt, donne des uvres de Louise Breslau , tandis que de
nombreux dépôts de lEtat ne cessent denrichir le musée.
Durant la seconde
guerre mondiale, les chefs duvre du musée sont évacués
vers le château de Verignon (Var). Le musée rouvre ses portes le
9 novembre 1945.
Après
la seconde guerre mondiale, les collections connaissent de nouveaux enrichissements.
Tout dabord les verreries de Maurice Marinot, offerts par sa fille, Florence
ou les dessins de Natoire du legs Saramito.
En 1972, la famille de Gustav-Adolf
Mossa donne une somme impressionnante de ses uvres tant par la qualité
que par la quantité.
En
1977, le musée reçoit en dépôt un ensemble de dessins
et aquarelles de Raoul Dufy.
Les acquisitions se poursuivent : avec des uvres
de Marie Laurencin , de Chagall et de Dufy léguées en 1976 par M.
Kahn ; des achats de la Ville de Nice (avec laide de lEtat et de la
Société des Amis des Musées de Nice) : Jean-Baptiste Van
Loo , Van Somer , Bonnard
Le
legs de peinture nordique du XVIIe siècle effectué par Aline Avigdor
dAcquaviva en 1995 constitue un enrichissement essentiel pour les collections
du musée. Plus récemment, en 1999, le musée reçoit
un nouvel ensemble de peinture et daquarelles du XIXe et XXe siècle
grâce au legs d Ethel Messiah .