Présentation
Le
musée
Le
musée est installé dans une ancienne abbaye bénédictine
du XVIIIème siècle, dont l'histoire remonte au temps de l'évangélisation
d'Arras par Saint Vaast L'ensemble que nous pouvons admirer aujourd'hui fut édifié
entre 1746 et 1783.
L'archéologie
Rez-de-chaussée
: Le circuit de la visite commence à gauche avec les salles d'archéologie.
Elles présentent le produit des fouilles effectuées depuis 1977
et illustrent la vie spirituelle et religieuse du Ier au IVème siècle
dans la région, dont Arras (Nemetacum) était le chef-lieu.
Les
Collections
Collection
médiévale
La
deuxième section importante est la collection médiévale présentée
dans le petit cloître. Quatre petits chapiteaux en pierre blanche, au décor
ornemental caractéristique du style roman, proviennent des vestiges de
la première cathédrale, Notre-Dame-en-Cité. Ces témoignages
illustrent imparfaitement la richesse de cette architecture aujourd'hui disparue,
dont le décor intérieur est évoqué par deux anges
en bois doré (autrefois dans l'église de Saudemont). Ces deux sculptures
montrent la haute qualité du style gothique dans le nord de la France,
influencé par l'art de Reims.
Un
autre aspect caractéristique de la collection d'Arras est l'ensemble consacré
à la sculpture funéraire du XIIème au XVIème siècle.
Le visiteur pourra suivre l'évolution de l'iconographie, du style et de
la technique. La dalle funéraire de l'évêque Frumauld (fin
du XIIème siècle) en est le plus ancien témoignage. La statuaire
complète notre connaissance de cette civilisation. Provenant des églises
environnantes, ces statues illustrent l'évolution du sentiment religieux.
L'oeuvre la plus importante, la Vierge à l'enfant, provient de la chartreuse
du mont Sainte-Marie à Gosnay. Le masque funéraire, déjà
évoqué, appartient à la même aire de création.
Au XVème siècle se développa une abondante production de
retables sculptés à Bruxelles, Anvers, Malines. Le parcours s'achève
avec les deux retables peints par Jean Bellegambe pour l'abbaye Saint-Vaast :
L'Adoration de l'Enfant (1529) et le Christ aux bourreaux (1530-1532).
Le
terme "arras" fut associé dans les textes médiévaux
à une technique : la tapisserie. Cette production a en grande partie disparu;
le musée en conserve un témoignage précieux, Saint Vaast
et l'ours, fragment d'une grande tenture de choeur.
Collection
Beaux-Arts
La
peinture
L'étage
est consacré aux collections de peinture française, flamande et
hollandaise. La première salle expose les oeuvres des artistes français
dont la carrière se déroula au XVIIème siècle. Les
différents aspects de la peinture flamande et hollandaise au XVIIème
siècle sont présentés dans une galerie spécifique.
La
céramique
Le
second étage présente la collection de céramiques. Une première
salle est consacrée aux majoliques d'Urbino, de Venise ou de Castelli (XVIème
et XVIIème siècles) et à l'ensemble des pièces trouvées
au cours de la fouille d'une demeure bourgeoise des années 1640 (terres
vernissées comme le Plat au cavalier musicien). Une autre salle présente
la porcelaine d'Arras. Cette manufacture locale - en activité de 1770 à
1790 - a produit une vaisselle aux formes proches de celles de Tournai ou de Chantilly,
le plus souvent peinte au bleu cobalt.
La collection de porcelaine de Tournai
est la plus importante. Cette manufacture a produit de 1750 à la fin du
XIXème siècle des pièces de très haute qualité,
tel le service "aux oiseaux de Buffon", commandé par le duc d'Orléans
en 1787.
La Peinture XIXe siècle
La
visite du musée se termine avec la présentation de la peinture française
du XIXème siècle (Eugéne Delacroix et Guérin) et surtout
par les paysagistes du XIXème siècle. L'école de Barbizon
est illustrée par Théodore Rousseau (Paysage le soir), l'école
de Lyon par Appian et Ravier, l'école d'Honfleur par Chintreuil, les paysagistes
les plus célèbres étant Dutilleux (Chemin sous bois) et Corot
(Route près d'Arras) qui donnèrent naissance à l'école
d'Arras. Le courant réaliste est représenté par Jules Breton
qui a puisé son inspiration dans la vie quotidienne des paysans de Courrières,
son village natal, et de l'Artois (Bénédiction des blés en
Artois).