Région
Paca / Marseille >> 21ème Festival instants
video, festival international de la création
vidéo et de la poésie électronique > du
9 octobre 2008 au 15 janvier 2009

21es
Instants Vidéo
pour
celui qui nous a toujours parlé d’amour
le poète palestinien Mahmoud Darwish
pour le passeur d’images André Iten,
pour les amants des sons Daniel Caux et Daniel Charles
tous décédés cet été, et pour tous les vivants
qui héritent de leurs passions
El
hombre es tierra que anda
Les
Incas disaient : L’Homme est terre qui marche.
Nous habitons ensemble une terre errante.
Nous sommes originaires des endroits où nous allons. Nous sommes à la
fois sédentaires (terre où prolifèrent nos racines) et
nomades (pour rencontrer l’étrange et l’étranger).
Durant ses années d’exil, Mahmoud Darwish disait J’habite
dans une valise. Toujours la même histoire. Des errances fondatrices
d’infinis territoires qui transpercent les murs du temps et de l’espace.
Si Marseille est la terre d’enracinement de notre manifestation, c’est
pour y créer des zones d’envol. Partout où nous atterrissons,
c’est pour y découvrir un nouveau centre du monde. Il faut vraiment être
paranoïaque pour imaginer nécessaires les frontières qui
vieillissent prématurément le monde. Regardez une carte géopolitique,
les frontières sont des rides sur le beau visage de la planète,
les cicatrices du contrôle, de la rétention, de la domination.
Notre carte, ce sont les étoiles qui forment une constellation d’amitiés
fécondes. Cette année, les Instants Vidéo nomadisent leurs
passions à Marseille, Martigues, Port-de-Bouc, Nice, Paris, St Denis,
Strasbourg, Beyrouth, Damas, Ramallah, Gaza, Montréal, Buenos Aires
et Caracas (29 structures accueillantes). Les œuvres vidéo météorites
que nous présentons proviennent de 55 pays.[1]
Cette 21e édition des Instants Vidéo dit que la poésie électronique
est un trait d’union entre ce qui diffère. Elle dit que l’art
vidéo c’est ici comme ailleurs et que l’art est toujours
un ailleurs même ici.
Un festival pataphysique qui fait le plein de solutions imaginaires à des
questions que personne ne se pose. Ce sont les solutions qui posent problème.
Une vérité se trouve par inadvertance, pas en récitant
ce qu’on nous a appris. On ne trouve que des pistes de recherche. Les
plus malins diront que nous sommes hasardchaïques. On cherche à être,
pas à paraître ou à paître comme des moutons qui
rêvent de devenir bouchers. Ah, l’insoutenable légèreté du
paître...
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