Présentation
Le musée
des Augustins, musée des Beaux-arts de la ville de Toulouse, installé
au coeur historique de la cité dans un remarquable bâtiment conventuel,
caractéristique du gothique méridional, abrite depuis 1793 des collections
de peinture et de sculpture du début du Moyen Âge aux premières
années du XXe siècle.
Leur
variété et leur richesse permettent d'évoquer les étapes
majeures de l'histoire de l'art occidental. Très riche musée de
sculptures, le musée des Augustins possède un fonds unique au monde
de sculptures romanes, et présente également un ensemble de chefs-d'oeuvre
de la sculpture gothique méridionale ainsi que de nombreuses sculptures
du XIXe siècle, représentatives de la vitalité de la création
artistique toulousaine.
Les collections de peintures, au rang des grands musées de France, ont
été constituées autour d'un noyau formé des saisies
révolutionnaires et des dépôts de l'État et ont été
constamment enrichies. À côté des chefs-d'oeuvre de l'École
Française et étrangère du XVIe au XVIIIe siècles (Pérugin,
Guerchin, Rubens, Van Dyck, Tournier, Jouvenet, Bourdon...), le musée présente
de remarquables collections du XIXe siècle : Hennequin, Delacroix, Ingres,
Corot, Courbet, Laurens, Constant...
L'ensemble de ces oeuvres est présenté dans le cadre somptueux
de l'église et des salles capitulaires de l'ancien couvent des Augustins,
ainsi que dans une aile construite à la fin du XIXe siècle sur des
plans de l'architecte Viollet-Le-Duc, constituée d'un escalier monumental
et de vastes salles à l'éclairage zénithal.
Collections
Créé par décision du 17 décembre 1793, le musée
des Augustins de Toulouse a été intégré à la
liste des quinze musées institués par le décret du 13 fructidor
an IX (31 août 1801), dit décret Chaptal, du nom du ministre de l'intérieur
de l'époque. Sa proposition consistait à répartir entre chacune
des villes concernées des lots tels que " chaque collection présente
une suite intéressante de tableaux de tous les maîtres, de tous les
genres, de toutes les écoles". Le 1er septembre 1801, paraissait un
autre décret imposant aux villes de préparer à leurs frais
" une galerie convenable " pour recevoir les uvres déposées
(plus de 600 le seront par vagues successives en 1802, 1805 puis, par décret
impérial, le 15 février 1811). Ce dernier dépôt est
l'un des plus importants que le musée ait reçu.
Les
collections comptent aujourd'hui plus de 4 000 pièces, réparties
également entre peintures et sculptures. Celles-ci se sont formées
autour d'un noyau composé de saisies révolutionnaires (près
de deux cent cinquante uvres provenant notamment des collections du cardinal
de Bernis et de Le Tonnelier de Breteuil ) et du reversement du fonds de l'ancienne
Académie royale de peinture et de sculpture de Toulouse, créée
en 1750.
Près
de trois cent cinquante dépôts des collections nationales ont enrichi
le musée de chefs-d'uvre (Guerchin, Pérugin, Rubens, Champaigne...)
complétés par les acquisitions de la Ville de Toulouse (Roques,
François de Troy, Valenciennes, Corot notamment), les legs (239 uvres)
et les dons (725 uvres).
Les
collections de sculptures du musée trouvent leur origine dans l'action
de plusieurs archéologues et conservateurs au premier rang desquels Alexandre
Du Mège qui, lors des fréquentes destructions d'édifices
religieux au XIXe siècle, parvinrent à sauver nombre des uvres
insignes qui sont aujourd'hui le fleuron des collections du musée.