Présentation
Portrait de Jean-François
Champollion.
Cherubini, juillet 1829
( © Rénéaume.
collection Rénéaume)
Jean-François
Champollion, déchiffreur des hiéroglyphes, est né à
Figeac en 1790.
Après
avoir suivi des études au lycée de Grenoble, où il manifeste
déjà une grande curiosité pour l'histoire de l'Antiquité,
le chercheur mène de front ses travaux d'histoire, de linguistique et de
philologie, en s'appuyant sur l'étude de nombreuses langues et écritures
du Moyen-Orient : arabe, hébreu, copte, araméen, sanskrit, persan,
éthiopien
Il
étudie attentivement la pierre de Rosette, ainsi que des centaines de manuscrits
et de textes, avant de pouvoir s'écrier, le 14 septembre 1822, " je
tiens l'affaire ! ". Il vient de percer le secret des hiéroglyphes,
en comprenant qu'il s'agit d'un système complexe, constitué de signes
déterminatifs, idéographiques et phonétiques.
Son
expédition en Egypte en 1828-29, lui permet de confirmer sa découverte
et d'identifier les temples et les monuments funéraires de la vallée
du Nil.
Nommé
conservateur au Musée du Louvre, professeur au Collège de France,
élu membre de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, Champollion
n'a pas le temps de poursuivre sa tâche. La mort l'emporte à 41 ans,
le 3 mars 1832, laissant à son frère Jacques-Joseph le soin de publier
ses notes de travail et tous les documents qu'il avait rassemblés pendant
les dernières années.
En
1986, la Ville de Figeac lui rend hommage et crée un musée d'égyptologie
dans sa maison natale.
Le
Musée présente des collections de natures diverses:
- Des documents
évoquent la vie et l'uvre du chercheur
- Des antiquités
égyptiennes concernent deux des sujets qui fascinaient particulièrement
Champollion : l'histoire des écritures, les dieux et les rites funéraires
de l'Egypte ancienne.