Présentation
site Concorde
Historique : le Jeu de paume
Dans un bâtiment construit sous Napoléon III dans le Jardin des
Tuileries, à l’extrémité occidentale de la Terrasse
des Feuillants, est installée une salle de jeu de paume. En 1922, après
d’importants travaux, le "Jeu de paume" devient un véritable
musée pour les collections permanentes, tout en demeurant un lieu pour
les expositions temporaires. Nouvelle annexe du Musée du Luxembourg,
il abrite la section des Écoles étrangères contemporaines.
Dès 1930, le Jeu de paume développe une politique d’acquisition
d’œuvres ; les chefs de file de l’École de Paris (Modigliani,
Van Dongen, Picasso, Chagall, Soutine, Juan Gris, Foujita, etc.) y trouvent
leur place. En 1932, le bâtiment prend l’aspect que nous lui connaissons
aujourd’hui. Des expositions d’art moderne y sont organisées
jusqu’à la Seconde Guerre mondiale. Pendant la guerre, réquisitionné par
les troupes d’Occupation, le Jeu de paume deviendra un véritable
entrepôt où seront engrangées des œuvres ainsi que
de grandes collections confisquées à des amateurs d’art
juifs. En 1947 est créé le Musée du Jeu de paume, qui
accueille désormais l’école impressionniste. À l’issue
de nouveaux travaux, en 1958, les salles climatisées et dotées
d’un dispositif d’éclairage naturel offrent une nouvelle
présentation des œuvres impressionnistes. Celles-ci trouveront
leur destination naturelle au Musée d’Orsay en 1986. Le Musée
de l’impressionnisme ferme ses portes.
En septembre 1987, l’architecte Antoine Stinco est choisi pour réaménager
le bâtiment. Sans modifier son aspect extérieur, il restructure
le volume intérieur en créant des espaces d’exposition
supplémentaires, une salle audiovisuelle, une librairie et un café.
Les salles, aux volumes variés, jouent avec la lumière naturelle
et offrent des échappées sur le Jardin des Tuileries, la Place
de la Concorde, la Seine et le dôme des Invalides. La Galerie nationale
du Jeu de Paume est inaugurée en juin 1991 par le Président de
la République, François Mitterrand. Dirigée successivement
par Alfred Pacquement puis Daniel Abadie, l’institution propose une programmation
qui permet de découvrir ou de porter un regard nouveau sur les grandes
figures de l’art moderne et contemporain, et de faire connaître
les jeunes générations de créateurs. Elle a également
pour vocation d’être ouverte à d’autres disciplines
telles que le cinéma et la vidéo. Cette mission s’est achevée
le 7 mars 2004.
Quelques chiffres concernant le
bâtiment :
Longueur et largeur : 80 x 13 m.
Surface utile : 2 754,50 m2.
Surface d’exposition : 1 137 m2. Soit 9 salles sur 3 niveaux et 420 m
linéaires de cimaises.
Hauteur sous plafond dans la plupart des salles : 4,50 m.
site Sully
Historique : Hôtel Sully
De conception Renaissance, l’Hôtel de Sully, probablement dessiné par
Jean Androuet du Cerceau, connut ses grandes heures à partir de 1634
quand il fut racheté par le Duc de Sully, ministre de Henri IV. Il est
transformé en 1651 par l’architecte François Le Vau. En
1827, l’hôtel devient un pensionnat pour jeunes filles et en 1909,
une partie de l’aile gauche est louée à la Société des
amis des monuments et des arts, qui y fonde un musée du Vieux Paris.
Acquis par l’État en 1944, il est entièrement restauré et
abrite depuis 1967 le siège de la Caisse nationale des monuments historiques
et des sites, devenu en 2000 le Centre des Monuments Nationaux (Monum). En
1994, trois salles de l’Hôtel de Sully sont mises à la disposition
de la Mission du patrimoine photographique, ministère de la Culture
et de la Communication, qui devient en 2000 l’association Patrimoine
photographique. Cette association gère et diffuse les collections photographiques
ayant fait l’objet de donations à l’État. Au total,
14 fonds sont diffusés : Daniel Boudinet, Marcel Bovis, Denise Colomb,
Roger Corbeau, Amélie Galup, Studio Harcourt, André Kertész,
François Kollar, Sam Lévin, Thérèse Le Prat, Roger
Parry, René-Jacques, Bruno Réquillart, Raymond Voinquel.
Des expositions de photographie,
monographiques et thématiques, ont été organisées
dans les salles de l’Hôtel de Sully de 1994 à 2004. En mai
2004, l’association Patrimoine photographique a fusionné avec
la Galerie nationale du Jeu de Paume et le Centre national de la photographie.
Quelques chiffres concernant le
bâtiment :
L’accès aux salles se fait par le jardin de l’Hôtel
de Sully.
Surface d’exposition : 300 m2. Soit 4 salles, sur 3 niveaux et 143 m
linéaires de cimaises.
La Mission
Le Jeu de paume a
changé de mission en juin 2004 avec les expositions "Eblouissement" et "Guy
Bourdin".
Le Jeu de paume a pour
vocation la diffusion de la photographie et de l’image
dans une approche ouverte et transversale sur le plan chronologique (du XIXe
au XXIe siècle), comme sur le plan des pratiques photographiques et
des disciplines (photo, cinéma, vidéo, installations...).
Il s’agit d’un projet fédérateur, transversal et
innovant, qui met fin aux cloisonnements entre photographie historique et art
contemporain, croise des expositions monographiques et thématiques,
l’image plastique et l’image mécanique et prend en compte
les transformations technologiques. Les expositions, préparées
avec l’aide de spécialistes et de chercheurs, sont accompagnées
de catalogues et de journaux. Le Jeu de paume a également des activités
connexes — projections de films, conférences, colloques, projets
pédagogiques — qui abordent l’image dans tous ses usages
et ses questionnements, ainsi que des activités commerciales et de diffusion.
Son président est Monsieur
Alain Dominique Perrin.
La mission confiée au Jeu de paume par le ministre de la Culture et
de la Communication en fait un lieu de référence pour la photographie
et l’image.