Présentation
Un
peu d'histoire
Le Mnam
En
1818, s'ouvrent les prémisses d'un musée d'art moderne avec le musée
du Luxembourg où seuls les artistes vivants de l'école française
sont présentés. En 1922, naît un second musée : le
Jeu de Paume, consacré aux artistes étrangers.
En
1937, à l'occasion de l'Exposition internationale, le Musée d'art
moderne s'installe au Palais de Tokyo. Il devient en 1947, sous la direction de
Jean Cassou, le Musée national d'art moderne regroupant les grands artistes
et mouvements internationaux des cinquante dernières années.
En 1976, le Musée national d'art moderne s'installe au Centre Georges Pompidou.
Le
Cci
Né
en 1969, au sein de l'Union Centrale des Arts Décoratifs, et intégré,
dès 1972, dans la préfiguration du Centre national d'art et de culture
Georges Pompidou, le Centre de création industrielle présente l'histoire
et l'évolution au 20e siècle des composants du cadre de vie et de
la création industrielle : architecture, architecture d'intérieur,
urbanisme, design, communication visuelle...
Le
Mnam-Cci
La
fusion du Mnam et du Cci par le décret du 24 décembre 1992, dont
l'exposition Manifeste, 20 ans de création en perspective 1960-1990
était l'expression, a permis de mettre en place une politique d'acquisitions
très volontariste dans les domaines de l'architecture et du design.

Le
Musée est réorganisé autour de trois grands pôles d'activités
:
-
un pôle central
- la documentation du Mnam-Cci
- deux grands secteurs
d'activité, coordonnés,
sous l'autorité du directeur, par deux directeurs adjoints :
L'un
est chargé des activités liées à la collection : coordination
de ses différents secteurs scientifiques, de sa gestion administrative
et financière, de la muséographie, de la présentation et
de la diffusion des oeuvres.
L'autre est investi d'une mission particulière
de suivi et de mise en valeur de la création contemporaine, dont le caractère
prioritaire sera réaffirmé dans la programmation du Centre dès
la réouverture. Il est également chargé de la coordination
et du suivi des manifestations et des initiatives de diffusion culturelle organisées
sous l'autorité scientifique du Musée.
Pour
mener à bien leurs missions respectives, les deux directeurs-adjoints font
appel à l'ensemble des services de la conservation et travaillent, notamment,
en liaison avec la Direction de la production.
Conserver le patrimoine : la collection
Un fonds unique
Le
Mnam-Cci possède l'une des plus importantes collections publiques existantes
au monde sur la création du 20e siècle, avec près de 4 200
artistes représentés, environ 36 000 oeuvres pour les arts plastiques,
dessins, photographies, films et vidéos, environ 800 oeuvres (dessins,
maquettes, photographies et films) pour l'architecture), et 1 000 oeuvres (dessins,
maquettes, pièces de série, pièces uniques de designers,
pièces de mobilier et graphisme) pour le design.
Une
politique d'acquisitions
Les acquisitions se font par achats, dons, donations,
legs ou dations.
Les
achats
L'attribution
au Musée, dès 1974, d'un budget d'acquisition propre a permis à
l'équipe du Musée de mettre en place une véritable politique
d'achat, et de combler les lacunes des collections nationales, notamment dans
le domaine du surréalisme, de l'abstraction et de l'art international.
De 8 MF en 1977, le budget d'acquisition passait à 18 MF en 1982, 23,8
MF en 1984, pour avoisiner les 27 MF. Il est aujourd'hui d'environ 20 MF.
Les
dons et donations
Si
la collection du Musée doit beaucoup à sa politique d'achat, elle
s'est également enrichie par d'autres voies, notamment par des dons et
des donations d'une générosité peut-être sans précédent
: en 1982, l'ensemble monumental de gouaches découpées d'Henri Matisse
offert par Madame Jean Matisse et Monsieur Gérard Matisse ; en 1983, les
cinq tableaux de Marc Chagall donnés par sa fille, Madame Ida Chagall ;
en 1988 la donation portant sur l'oeuvre de Larionov et Gontcharova faite par
l'État soviétique à l'État français et intégrée
dans les collections du Musée ; enfin les magnifiques donations de Louise
et Michel Leiris en 1985 et de Daniel Cordier en 1989, pour n'en citer que quelques-uns.
Les dations
Ces dernières années, la collection du Musée s'est notablement
développée, grâce à l'utilisation de plus en plus fréquente
du dispositif de la dation. La dation Maria-Elena Vieira da Silva, notamment,
reçue en 1993 par l'État en paiement des droits de succession, rassemble
20 peintures et dessins, une série de 20 études sur papier pour
la réalisation des vitraux de l'église Saint-Jacques de Reims et
cinq peintures de son mari, le peintre Arpad Szenes.
Exposer
la collection du Mnam-Cci
Depuis la création du Centre Georges Pompidou jusqu'aux travaux de rénovation
devant s'achever le 31 décembre 1999, les surfaces d'exposition disponibles
pour les collections permanentes étaient de 8 000 m2 environ, réparties
sur le 4e étage du bâtiment et une partie du 3e.
Auparavant,
le 4e étage, était dévolu aux grands mouvements artistiques,
regroupés autour de figures centrales, du fauvisme (1905) aux années
60.
Le début du parcours, des Fauves à Fernand Léger,
se faisait à travers la présentation d'oeuvres essentielles retenues
pour leur valeur historique et leur importance dans la collection ; ensemble exceptionnel
de toiles et gouaches-papiers découpés d'Henri Matisse, choix rigoureux
du cubisme ouvrant sur les voies diverses de Pablo Picasso, Georges Braque, et
Fernand Léger, dont le Musée possède une des plus belles
collections. La suite des salles présentait les artistes majeurs depuis
l'après-guerre 14-18 jusqu'aux années 60 : les abstractions (de
Wassily Kandinsky à Jackson Pollock et à l'Art minimal), les voies
surréalistes et les courants figuratifs des années 50-60, le Pop'art
et le Nouveau Réalisme. Les artistes représentatifs du tournant
des années 60 terminaient ce parcours.
Plusieurs
espaces affectés complétaient cette présentation de la collection
d'art moderne :
-
La Galerie du Musée a fait connaître les acquisitions récentes
et a présenté des dossiers thématiques combinant différents
aspects des collections, ainsi les expositions "La Gourmandise", la
série des "Six péchés capitaux" commencée
avec "La Paresse" et "La Colère".
- La Galerie
d'art graphique et la Galerie de la Tour (collection photographique) complétaient
l'accrochage "Made in France 1947-1997".
L'art
contemporain des années 60 à nos jours
La
collection d'art contemporain s'est révélée depuis quelques
années en pleine expansion. Elle comprend des oeuvres des Nouveaux Réalistes
avec un accent sur les ensembles monographiques : Yves Klein, Martial Raysse,
Daniel Spoerri.
L'Arte Povera est présent avec les oeuvres fondatrices
du mouvement. Plusieurs installations ont été exposées en
permanence, parmi les plus marquantes celles d'Edward Kienholz, George Segal,
Eva Aeppli, Dan Graham, Ilya Kabakov. Également les oeuvres de deux figures
majeures de la sculpture britannique contemporaine, Tony Cragg et Richard Deacon,
ainsi que de l'Allemand Gerhard Richter.
Par ailleurs, deux salles réservées
à l'architecture contemporaine et au design furent ouvertes au 3e étage
du Musée, avec une présentation en rotation.
Ces deux domaines
bénéficieront, à la réouverture, d'espaces permanents
beaucoup plus vastes.
Les
autres espaces remarquables du 3e étage
Inauguré avec l'exposition
Manifeste en 1992, l'Espace vidéo a permis de visionner à
la demande la collection des vidéos et des images de synthèse (650
oeuvres).
Le Cinéma du Musée : la salle de cinéma du
musée au 3e étage a présenté une programmation continue
de films d'artistes ou de films sur l'art.
Diffuser
la création artistique : les expositions
Le Musée national d'art moderne-Centre de création industrielle
s'est toujours attaché à conjuguer la permanence de la présentation
des collections et la programmation d'expositions temporaires.
Le public
le plus large y a trouvé les moyens de mieux comprendre notre époque,
de mieux percevoir l'évolution de la création artistique.
Les
expositions ont suivi une programmation ciblée selon différentes
perspectives :
Donner
à voir des créateurs dont l'oeuvre constitue un jalon essentiel
de l'histoire du 20e siècle
Depuis sa création, les saisons
du Centre Georges Pompidou ont été ponctuées de rétrospectives
consacrées aux grands créateurs du 20e siècle : René
Magritte (1979) Georges Braque (1982), Balthus (1983), Marc Chagall (1984), Pierre
Bonnard (1984), André Breton (1991), Max Ernst (1992), Henri Matisse (1993),
Joseph Beuys (1994), Kurt Schwitters (1994), Constantin Brancusi (1995), Francis
Bacon (1996), Fernand Léger (1997).
Donner
à voir de grandes fresques pluridisciplinaires
Paris-Berlin
(1978), Paris-Moscou (1979), Paris-Paris (1981), Vienne
(1986), Japon des avant-gardes 1910-1970 (1986), Manifeste
(1992), La Ville (1994).
Répondre
aux questionnements majeurs de l'époque, s'interroger sur les étayages
du siècle
Cette thématique, mise en oeuvre à l'approche
du Passage du siècle, s'est proposée de recenser les
grandes questions qui ont travaillé l'art de ce siècle, de développer
les interrogations actuelles sur les liens entre art et industrie, art et sexualité,
art et histoire, art et spiritualité, dans la diversité des disciplines
représentées au Centre : Féminin-masculin, le sexe
de l'art (1995), Face à l'histoire (1996), Les
ingénieurs du siècle (1997).
Donner
à découvrir les créateurs d'aujourd'hui
Parallèlement
aux rétrospectives consacrées aux maîtres du 20e siècle,
le Centre Georges Pompidou a donné aux artistes vivants l'occasion de réalisations
exceptionnelles.
Ainsi, François Morellet (1986), Tadao Ando (1993),
Marisa Merz (1994), Ettore Sottsass (1994), Robert Morris (1995), Ilya Kabakov
(1995), Gaetano Pesce (1996), Christian de Portzamparc (1996), Luciano Fabro (1996),
Jean Tinguely (1996).
Promouvoir
les nouveaux médias
Le
service Nouveaux médias (vidéos, nouvelles technologies), mis en
place au Mnam-Cci depuis 1986, s'est intéressé aux relations qui,
depuis les années 60, se sont établies et continuent à se
nouer entre les arts plastiques pouvant être considérés comme
traditionnels et les supports de création d'aujourd'hui : bandes vidéo,
expositions, publications.
La
Revue virtuelle, mise en place en 1992, a abordé le domaine
du virtuel, de l'image de synthèse et des multimédias d'un point
de vue scientifique, esthétique, muséographique et pédagogique.
Elle a régulièrement présenté les travaux d'un auteur,
d'un artiste, d'un théoricien ou d'un organisme par des expositions, des
conférences et la publication de carnets. Elle a consacré un cédérom
à la publication des actes des conférences organisées depuis
1991.
Etre
une base documentaire de références
sur lart du 20e siècle
La Documentation du Mnam-Cci est consacrée à lart du 20e siècle
: peinture, sculpture, arts graphiques, architecture, design, urbanisme, photographie,
cinéma.
Le fonds est constitué de plus dun million de
documents : monographies, catalogues, périodiques, manuscrits, archives,
dossiers, photographies noir et blanc, diapositives.
Deux catalogues informatisés
permettent laccès à linformation : le catalogue général
pour les monographies, revues, catalogues dexposition, de vente, diapositives
et prochainement les dossiers, archives et photographies, lancienne base
du CCI (Centre de création industrielle) pour des articles sur larchitecture
et le design. Des services complémentaires sont proposés : cédéroms,
base dimages, reproduction des microformes, édition de listes bibliographiques,
photocopies.
Située au 2e étage du Centre, au bout de la coursive,
la Documentation est ouverte les lundi, mardi, mercredi, jeudi, de 16h à
19h, vendredi, de 14h à 18h, à un public spécialisé,
dans la mesure des 80 places disponibles.