Son
premier coucher de soleil, elle le photographie à 14
ans, à Istanbul, au sommet de la tour Galata.
Depuis,
Karin WESTERFELD, d’origine allemande, indienne et
bretonne, née en France en 1964, n'a cessé de poursuivre
les ciels, les pierres et les humains.
Elle
a puisé sa connaissance de la composition et de la lumière
au Musée du Louvre ou son père l’emmenait tous
les dimanches de ses week-end d'adolescente.
A
17 ans elle part un an à San Francisco suivre des cours à UC
Berkeley pour parfaire son anglais et sa formation de photographe
en commençant par "la chambre noire" : premier terrain
d'expérimentation sur la manipulation de l'Image...
De
nouveaux voyages en Inde, Turquie, Mexique, Madagascar, Israël...
Elle poursuit, ainsi, sa quête des contrastes de cette planéte.
Elle en rapporte des photos pleines de pudeur qui saisissent les
personnages sans les caricaturer.
De
l'architecture à la mode en passant par les natures mortes,
Karin WESTERFELD déploie des talents variés et sa sensibilité,
auxquels de grandes entreprises et groupes de communications font
régulièrement appel.
Artiste
exigeante du détail, elle "monte" ses images
comme un véritable metteur en scène. Karin WESTERFELD
travaille souvent ses parts d'ombre et de lumière dans des
univers colorés. Elle utilise aussi bien la chambre 4X5 que
les nouvelles technologies, afin de restituer une impression de mixte
photo / peinture pour traduire son imaginaire.
Depuis
quelques années, elle expérimente la matière
vidéo, inspirée par un rythme sonore : elle y transpose
ainsi, son émotion, ses couleurs... "J’évolue
toujours à la recherche de nouveaux procédés
: les transferts Polaroïd, les trafics chromatiques, la photo
par vidéo numérique…
Karin
prépare en ce moment un livre, presque 20 ans de Clic-Clac...
Elle rassemble ainsi une galerie de portraits de part le monde, en
Noir & Blanc et couleur, des extraits de ses carnets de voyage,
des paysages irréels,... J'aime montrer le sublime en chacun,
en chaque chose. J'ai des moments très forts quand je photographie
des gens, même quand je ne parle pas leur langue, je dois les
approcher avec mon âme... Ce sont des moments authentiques,
rares : la photo me permet de garder mon âme d’enfant..."