J’ai voulu adapter mon mode d’expression à la
matérialité du support qui devient ainsi un outil plastique
et une matière vivante.
Sa
souplesse me permet une écriture libre en déterminant
l’origine du dessin et l’expression des trois et quatre
dimensions qui sous-tendent mon travail.
Je
puis réaliser ainsi des œuvres uniques ou sérielles,
des polyptyques juxtaposés et superposés, déformés à en
devenir des volumes qui font dire aux tensions qui les construisent
leur contradiction, leur fragilité et leur force, leur correspondance
entre l’intérieur et l’extérieur, le petit
et le grand, la vue et le cosmos.
Ecriture
fluide et automatique, inscrite dans l’espace infiniment
courbe (suivre les recherches astrophysiques) où chaque œuvre
se situe comme un élément en rapport avec d’autres.
Voir
les choses de loin et devenir une particule essayant de déchiffrer
les mécanismes de l’univers.
Dépasser la représentation, incarner la pensée.
Line
ROCHON (1998)