Après
4 années en arts graphiques à Tournai en Belgique
et 3 années aux beaux arts de Dunkerque je continue aujourd’hui à peindre
et à exposer régulièrement en Côte d’Or.
Utilisant les médiums traditionnelles de la peinture à l’huile
sur toile, je suis attaché aux images et produis une peinture
figurative qui s’apparente à une certaine forme d’imagerie
de livres de contes pour enfants.
A la différence que l’histoire qui peut être attachée à mes
images reste à écrire et le sens des mises en scènes
que je propose, offre, certes des pistes mais peu d’explications.
Chaque spectacteur peut, à sa guise, proposer une interprétation
différente pour chacune de mes toiles., Les trouvailles qui servent
d’esquisses à de futurs peintures, proviennent de carnets
de croquis dans lesquelles je dessine de façon “automatique” en
tentant de transcrire le plus rapidement possible les images qui me viennent à l’esprit.
Comme un gribouillage “post-it” que l’on peut faire
lors d’une conversation téléphonique ou d’une
réunion quelque peu ennuyeuse. Par la suite, je pioche dans les
pages de ces carnets, les sujets qui me semblent le plus à même
de prendre place pour une peinture et commence un travail moins ludique
et plus laborieux de la mise en couleur sur toile.
Les formes
rondes des paysages, la richesse des couleurs ainsi que la douceur
des personnages
et animaux, donnent au premier regard
une impression de “mondes à la guimauve”, aux
lumières douces,
sans violence et assez intimiste. Cependant, à bien observer,
on remarquera que certains détails dans l’image dégagent
un sentiment plus trouble, teinté d’inquiétude
et de désenchantement, nous rappelant ainsi que tout ce qui
est beau et bon, possède aussi son contraire.
Les animaux
et les hommes, dans mes peintures, ont une même
valeur. Bien souvent mes animaux ont des attitudes et des expressions
humaines. Pourtant ce qui les lie à nous reste difficile à situer
, entre compassion, domination ou amour.
Entre art
naïf et illustration de conte, ma peinture invite
aux rêves et propose aux spectateurs la première image
d’une histoire définitivement inachevée.
Nicolas Pihery