Originaire
de « Brest même »,
Josée LE ROUX a très longtemps refusé de se
prendre pour une artiste. A l’image des études aux Beaux-Arts
qu’elle poursuivit le soir en catimini, sa peinture ne sera
qu’une passion accessoire et cachée. Il faudra attendre
1994 pour qu’elle accepte d’exposer, à presque
50 ans, sous la pression insistante de ses amis.
Faute
de s’impliquer totalement dans son art, elle se réfugia
professionnellement dans les arts appliqués. Bon nombre de brestois
ont encore en mémoire les vitrines du Printemps où elle officiait
en tant que décoratrice-étalagiste. Elle exerça ensuite à Montréal
avant de passer à la maquette publicitaire puis au dessin animé.
Mais une expérience la marqua plus profondément: la restauration
et la construction de murs de pierres sèches à Ouessant. Ces
murets tiendront une place prépondérante dans les tableaux de
ses débuts.
Après
les bars lampaulais et brestois, elle exposera, sans transition,
au Quartz, la maison de la Culture de Brest, en 97 et 98. Ce sera un succès
et le point de départ de sa carrière de peintre.