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Caroline Kennerson
 
 
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Caroline Kennerson / Présentation

"Sous un déluge de pourpre, le corps..."

Le déluge est la manifestation d’une catastrophe, d’une destruction quasi totale mais est le signe de la germination et de la régénérescence qui suivront. Un déluge ne détruit que parce que les formes sont épuisées, mais est toujours suivi d’une nouvelle histoire. Il purifie, régénère comme un immense baptême collectif décidé par une conscience supérieure. Au lieu de la régression lente en formes sous-humaines, le déluge amène la réabsorption instantanée dans les eaux, dans lesquelles les péchés sont purifiés et desquelles naîtra l’humanité nouvelle, régénérée. L’idée de déluge, associée à des eaux pourpres, renvoie au Styx, le plus grand des fleuve de l’enfer.

C’est alors que sous un déluge de pourpre ma peinture se noie. La matière liquide et fluide englue tout comme le sang qui s’épanche. La vie fragile et la mort concluante se mêlent et s’entre mêlent au point que l’on ne sait plus les différencier. Le pourpre envahit alors peu à peu l’espace, les toiles et autres travaux pourpres s’accumulent dans l’atelier, la peinture coule et se répand sur le sol, insidieusement le pourpre envahit tout, inonde mon lieu de vie. C’est alors une immersion dans le pourpre, étouffante parfois, mais de laquelle je ne saurais m’échapper.

La couleur hypnotise, et retient le regard jusqu’à ce qu’il se noie en elle. Cependant la couleur est un médiateur, elle nous ouvre la voie de l’immatériel, nous appelle à échapper au monde réel tout en s’enracinant dans une corporéité sanglante. Mon travail fondé sur la couleur vise à provoquer des émotions, quelles qu’elles puissent être, sur celui qui la regarde. Mes peintures sont donc à voir en tant que déclencheurs. Le pourpre, envoûtant, me retient captive en ses eaux épaisses. La couleur contaminante a chassé petit à petit toute autre couleur de mon environnement. Des espaces restreints par le support se répondent, s’ajoutent, et deviennent cet océan infini de pourpre dans lequel je me perds avec délice ou angoisse. Les relations entre les êtres et les œœuvres se veulent alors dans un rapport de proximité pour que le regardeur s’isole de son environnement et que puisse commencer le dialogue.

Entre des êtres de chair et des peintures de sang, les peaux de peinture, me semblent propices à instaurer le flottement émotionnel, inter relationnel, qui est l’un des objets de mes recherches. Ces espaces de malaises, qu’ils appartiennent au relationnel, à la psychologie, à la transcendance, à la rêverie ou à l’imaginaire, trouvent, par le biais de la peinture, une réalité à la limite du soutenable. L’organique, chair humide et palpitante, s’affirme, amenant avec elle l’angoisse liée à cette vie de l’intérieur qu’elle met en représentation. A travailler le pourpre, il fallait bien que cet aspect s’impose. Mes œœuvres s’enracinent donc dans l’humain, à travers sa détresse et ses peurs. L’organique ici est intérieur, c’est l’in-carnat, chair du dedans et du mystère. Le sang, visuellement présent, s’apparente à la chaleur vitale et corporelle, à la vie dont il est le véhicule, autant qu’à la mort qu’il induit par son immobilité. Mais la mort n’apparaît plus seulement dans le sang qui se fige, ce dernier est aussi ce contaminateur monstrueux et terrifiant. Répondant enfin à cet univers angoissant et à la vision médusante de cette horrible intériorité, se dégage un univers rassurant, un cocon imaginé qui renverrait à l’espace intra-utérin protégé. Un espace qui ne nous permet de deviner le monde extérieur qu’à travers des sons étouffés et cette lumière rougie qui nous laisse percevoir la structure de la membrane qui nous protège.

Dans mes travaux, la matière est comme une surface humide, palpitante. Le relief des surfaces est comme une chair, un organe. La matière molle évolue au-delà du geste que je lui imprime multipliant les variations de tons et d’effets. Cette mobilité, à laquelle répond la fluidité du sang, participe d’une alchimie de l’incarnation. Marsyas le supplicié introduit le mythe de l’écorché, et le travail de la peau en tant que dépouille . Une ambiguïté entre peau de chair et peau de peinture apparaît. Il reste, quoiqu’il en soit, toujours une dépouille de peinture, et si dans un premier temps cette idée apaise car elle éloigne du cadavre, elle se trouve être à la réflexion presque plus angoissante...

 
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