Le
Diodati-Arlequin nous remémore
quelque peu le Chérubin mozardien. Il évolue à travers
d’innombrables et différentes femmes dans des paysages ensoleillés,
facétieux, vacanciers se transformant, parfois en carabinier,
de sorte à mieux surveiller ses femmes tantôt sensuelles,
tantôt félines, tantôt mélancoliques, tantôt
hautaines.
Une peinture à déguster tel un nimbus étincelant,
une parade de corps, voluptueux, indomptés, exténués
par une infinité de femmes de cette fête d’amour caractéristique
de l’art de Diodati.
Le peintre se place devant la toile comme face à un miroir d’amour
afin de peindre ce ginécée, peut-être dédié à une
femme inconnue dans laquelle chaque obsevatrice pourrait se retrouver et
se reconnaître.
Diodati semble peindre en mettant à profit toute son expérience,
quasi feminine, curieuse, sur l’affleurement de souvenirs point vains,
guère fermés à des incursions imprévues de
flegmatiques demies déesses, guidant l’usufruitier complice à travers
les énigmes du sens égaré de l’ironie, les repaires,
les lieux et les situations dans lequelles il est possible de se réjouïr.
Dans Diodati, la dimension ironique et celle poétique se tressent,
formant les modulations bariolées de ses tonalités expressives.
Faire de l’humour signifie ironiser en regardant loin, outre; reconduire
la conscience, à travers un cheminement complexe, à sa propre
et insaisisable vérité, et dissoudre les antinomies ironiques
dans “le bleu éthéré” de la fausse frivolité.
La femme de Diodati qu’elle soit romantique, classique, mystique,
prosaïque, aventurière ou bourgeoise relate les faits du monde
et de la vie, lance son message concernant les vérités externes
de l’homme, creusant dans le sentiment universel, l’amour allant
au-delà du contingent des ombres et des signes.
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