Extraverti,
imprévisible,
inventif, à la fois secret et expressif, le fameux Christian
D’Hoir reste un mystère…
Tout ce que l’on sait, c’est que c’est en 1982 qu’il
réalise sa première grande campagne de mode pour Gruno & Chardin
et que de nombreuses autres campagnes de pubs et photos de mode ont suivi,
que ce soit pour ELLE, Marie-Claire, Les 3 Suisses, ou encore, pour Fisherman’s
Friends, dont la campagne est plusieurs fois primée.
Il ouvre ensuite
son premier studio à Paris, où il s’installe
et travaille pendant plus de 15 ans. En 1998, The Book (la bible dans
le milieu de la photographie) le classe parmi les dix meilleurs photographes
: c’était pour une campagne Thierry Mugler. Véritable
alchimiste de l'image, il s'adonne à la recherche d'effets lumineux
et spéciaux. travaillant sur film polaroid pour cette campagne
parue dans Jardins des Modes.
Il exposera
ensuite à Paris, Monaco, puis à Bruxelles,
mais c’est la première fois qu’il nous sera donné de
voir plus de 30 photos sur toile, jamais montrées, dans le cadre
de cette exposition intitulée POPHEART
Christian d'Hoir
puise son inspiration dans la pop-culture, de manière
acharnée.
On sent son travail intense, sa recherche permanente du mieux au service
de la qualité de ses clichés. Eternel insatisfait, Christian
D’Hoir trouve toujours ne serait-ce qu’un détail,
n’importe quoi qui aurait dû être mieux cadré, éclairé différemment… A
peine comblé par ses réalisations, le travail est démoli.
La coexistence de ces contradictions, cette incertitude se retrouve
dans chacune de ses prises de vue.
Son mécontentement fait partie de sa personnalité. C’est
un besoin de perfection et d’utopie qui le conduit à cette
richesse que l’on retrouve dans son œuvre.
Sans ses doutes,
Christian D’Hoir perdrait sa spécificité,
son style si particulier.