Gérard CAVAZZA
est un remarquable acteur... Son terrain d'excellence est la peinture
dans ce qu'elle permet de rêves quand elle est alliée
aux mots, quand elle reflète "la vie, les rires, les
pleurs et la mort…" parfois, quand elle permet la communication
dans ce qu'elle a de plus instinctif.
L'abstraction
ne naît pas du hasard. Avec Gérard CAVAZZA,
elle est Le Symbole, elle reflète un travail intellectuel
acharné jusqu'à la douleur, la recherche de la juste
proportion, de l'éclat, de la forme qui permet de créer
cette fusion entre l'œuvre, son auteur, sa volonté et
l'amateur dans ce qu'il a d'innocence, mais aussi d'appétit
et de bonne volonté puisqu'il regarde et qu'il est présent.
Certains éléments, au fil du temps, sont récurrents.
Les angles droits qui rythment la composition, d'autres fois le chat
câlin rêveur, attachant et langoureux, nostalgique mais
statique sans aucune volonté d'être ailleurs, alors
que son créateur veut s'évader vers le soleil de sable,
la chaleur, retrouver et découvrir ces visages voilés,
ces femmes accroupies, ces décors de feu.
Pour atteindre ces lieux, Gérard traversera des paysages sans
fin, sans relief, réels ou lunaires qui sont admirablement évoqués.
Il lui faudra, dans sa quête, traverser ces foules qu'il évoque,
qu'il craint, mais aussi dans lesquelles il voudrait se fondre, s'abriter.
Des variations sur les formes abstraites, il va rentrer dans les
cathédrales, dans leurs mouvements et les colorer jusqu'à l'infini
; dans des dominantes bleues, rouges et ocres, le ciel et le feu,
les entrelacs des piliers et des voûtes, le délire,
le rêve et l'instabilité pour revenir peut-être
apaisé et rêveur.