|
Plus puriste
quand il conçoit une ligne (elle est d'une absolue nécessité)
ou quand il faut appliquer une couleur (les couleurs primaires sont privilégiées
et ne sont rompues que circonstanciellement), BEYBSON l'est moins dès
qu'il
s'agit de rassembler les deux éléments de création ci-dessus
cités pour aboutir à une forme:
Cette dernière est dévoilée
dans un rendu plus "primitivisant". La peinture reste cependant très "lisible" et
d'une bonne facture. On fait probablement de l'éclectisme technique de
BEYBSON. En illustrateur avisé, il saisit, comme dans un reflet de miroir,
le "Grand Ouaga" de jour et de nuit, sous sa vitre, du moins à travers
le sous-verre, technique dont il est un des fidèles représentants
au Burkina Faso.
Son talent de calligraphe ne souffre plus d'aucune contestation,
même s'il reproduit les dictons dans un français de rue que le bon
goût tolère peu.
Qui sait si ce n'est pas pour mieux peindre
nos délires, nos lapsus dans un style "naïf".
TEXTE DE
CHRISTOPHE SAWADOGO
|