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Des restes
de corps épars, rongés par le feu, noircis par les flammes
Des
hommes et femmes manifestement surpris par l'horreur, affalés à même
le sol ou coincés dans leurs fauteuils, derrière des écrans
d'ordinateurs eux aussi calcinés
Des moniteurs, sur lesquels
seule quelque tête de mort souriant triomphalement semble avoir échappé à l'hécatombe.
Dans ce tas de débris,
on aperçoit perché sur une échelle, ou plus exactement ce
qui en reste, un squelette d'homme figé, sans doute rattrapé dans
sa fuite par les flammes meurtrières.A près de 12 000 kilomètres
des Etats-Unis, Malam, plasticien de 34 ans, restituait ainsi dans une installation à l'espace
Doual'art, dans la capitale économique du Cameroun, sa vision de la catastrophe
du 11 septembre 2001. "Dans le passé, seule une catastrophe naturelle
ou accidentelle pouvait justifier de telles horreurs. Aujourd'hui, c'est l'homme
lui-même qui se détruit, le monde est
cause de sa propre destruction". Un point de vue qui pousse l'artiste camerounais à renvoyer
au monde, sans aucune censure, l'insoutenable image de sa barbarie....
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