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"Ma
sculpture n'est ni bonne ni mauvaise, elle est mienne; elle peut-être
vôtre
et
si elle est nôtre
disons que pour le meilleur ou le pire, cet art
nous
exprime". Le ton est posé. Le regard direct, Kofi Setordji résume
là tout le sens de sa démarche artistique. Sa principale préoccupation
est d'instaurer un dialogue entre l'uvre, et celui qui la regarde. Ce dialogue,
il a su parfaitement l'installer au cours de son exposition à l'espace
MC2a de Bordeaux. Exposition évolutive où l'Homme demeure le thème
central, qui s'est constituée au rythme des sculptures qu'il aura réalisées
durant son séjour. Kofi Setordji travaille dans l'instant, avec la spontanéité d'un
artiste qui refuse de se laisser enfermer dans un carcan : ni courant ni influence
artistique. "Je ne cherche pas à intellectualiser mon travail, à savoir
comment je dois faire pour devenir Picasso, je travaille spontanément".A
son arrivée en Aquitaine, Kofi n'avait pas d'idée précise
sur ce qu'il allait faire. Il a construit son exposition à partir des
différents
bois mis à sa disposition, provenant d'Afrique ou de la région
bordelaise,
auxquels il a ajouté de la ferraille, divers objets tels des casques ou
des masques à gaz, récupérés ça et là ou
glanés au marché. Le reste est affaire de regard et de "feeling". "J'ai
regardé autour de moi, je me suis laissé imprégner par les
choses et j'ai transposé avec ce que je savais faire. Je suis parti de
la réalité d'ici"...
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