GALVAN
José - ASPE (Province d'ALICANTE - Espagne) 30 juillet 1910 - BENIDORM
(Espagne) 25 août 2001.
A l'age de 19 ans, il est allé habiter à ALCOY (Espagne)
et travaille dans une école industrielle où il dessine des
copies. Là, ses Professeurs remarquent son travail et le dirigent
dans la section " dessin d'après nature ". Après
la guerre civile, il suit des cours du soir à BARCELONE (école
REAL CIRCULO ARTISTICO).Il peint alors des modèles vivants. Il expose
des nus, des portraits et des paysages à BARCELONE, PERPIGNAN (1959-1960)
et à MONTPELLIER. GALVAN s'installe à la butte MONTMARTRE à PARIS
en 1962 et expose au Salon de l'Art libre. Au Grand Palais, il est présent à l'exposition
des peintres espagnols de PARIS, organisée par les Ministères
de la Culture de France et d'Espagne.
A MONTMARTRE, il participe aux manifestations de la Mairie du XVIIIe et
montre ses oeuvres dans la salle paroissiale de l'église Saint-Pierre.
La biographie du peintre espagnol José GALVAN figure dans le DICTIONNAIRE
DES PEINTRES A MONTMARTRE (1999) - Editions André ROUSSARD - 13,
rue du Mont Cenis 75018 PARIS FRANCE.
GALVAN José par Lucien VILAR,
Délégué régional du Syndicat des Journalistes et
Ecrivains à PERPIGNAN
(ALUTA - revue des Poètes du Quercy et de France - n° 66 - avril-juin
1960)
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Si,
comme l'a dit Malesherbes : " L'extravagance est si générale
qu'on ne la remarque plus " je me sens (abondant dans le sens de cet auteur)
d'autant plus enclin à parler aujourd'hui de l'oeuvre d'un artiste dont
l'étoile qui monte brillera bientôt dans le firmament de la peinture
contemporaine. Si nous entendons de nos jours de graves benêts proclamer
avec une parfaite inconscience que tel tableau (qu'on peut examiner dans tous
les sens sans arriver à savoir ce qu'il représente) est un chef
d'oeuvre. De nombreuses personnes se laissent continuellement abuser par les
coups de grosse caisse de la publicité et semblent ignorer que les girouettes
occupent toujours le sommet des édifices.
Cet artiste peintre natif d'ASPE province d'ALICANTE (Espagne) fit un long
séjour à MADRID
: les richesses contenues au Musée du Prado furent pour lui une illumination
et le souvenir des grands maîtres le poursuit lors de ses déplacements
dans la péninsule ibérique.
L'art de J. GALVAN ne peut être mêlé aux élucubrations
picturales de certains esthètes apprentis sorciers. Bien au contraire,
imbu des plus nobles principes que nous ont légués les plus grands
maîtres de l'antiquité, le peintre GALVAN a su résister à la
facilité qui est de mise chez bon nombre de barbouilleurs qui se qualifient "d'avant-garde ".
Son talent sobre, non dénué de puissance, semble se jouer des difficultés
que lui imposent les sujets divers baignés du halo de beauté que
tout artiste vrai possède en lui-même.
Que ce soit la grâce colorée d'une danseuse trépidante ou
le pur contour d'un visage, son pinceau recrée les différents états
d'âme que chaque être reflète. Tout en obéissant aux
règles les plus rigides, GALVAN, de sa palette constellée, transmute
la plus humble nature morte et donne à l'objet inanimé la vie "qui
s'attache à notre âme et la force d'aimer ". Qu'il fixe la
cohue des remblas de BARCELONE ou la langueur apaisée d'un modèle
nu, sa peinture aux coloris étudiés sait harmoniser les tons, tantôt
joyeuse et colorée, tantôt empreinte de grâce et de légèreté rappelant
le XVIIIe siècle, elle nous mène dans son sillage prestigieux vers
le monde féerique de la lumière. Un don des plus rares orne sa
palette d'artiste, c'est celui du portrait. Son exposition à PERPIGNAN,
où il nous fut donné de comparer les modèles et leur représentation
sur la toile, nous permit de retrouver au-delà de la ressemblance physique
le caractère vrai et la personnalité inhérente à chaque
sujet.
Sur les tableaux intitulés " nus " la chair nacrée du
modèle et l'équilibre des courbes dans une pose nonchalante nous
prouve que GALVAN connaît parfaitement l'anatomie - car il est nécessaire
que l'artiste connaisse la structure du corps humain pour rendre, grâce à la
multitude de muscles invisibles, cette vérité d'où naît
la vie et l'harmonie des formes.
GALVAN est un maître, son art plein de noblesse et de virtuosité à laquelle
nous ne sommes guère habitués de nos jours nous laisse un regret
: c'est celui de ne pas voir davantage notre jeunesse s'adonner au dessin et à la
peinture avec cet amour, cette patience qui transfigurerait leur vie et partant
la notre.
Comme il est bon dans la vie laide et agitée de nos bruyantes villes de
trouver un havre où le calme et la magie de la couleur nous permettent
de communier quelques instants avec l'expression du beau. Souhaitons que la valeur éternelle
de l'esprit et de l'art continue à briller au-dessus des foules et remercions
l'artiste peintre GALVAN de maintenir bien haut le flambeau de Prométhée. Lucien VILAR
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