Peintre Contact
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rue Nicéphore Niepce - Batiment N. Niepce, Appt 61 - LES HAUTS
DE ROUEN
France
Téléphone : (33/6) 19 32 43 76 et (33/2) 35 60 16 44
Formation
1985-90
: Ecole Régionale des Beaux-Arts de ROUEN, France
1990 : Diplôme
National Supérieur d'Expression Plastique (ROUEN)
1991
: Master à l'Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts de PARIS,
France
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Le
vécu et les origines de ce rouennais d'adoption expliquent sans doute
son
intérêt pour tous les sujets traitant de l'immigration, de l'intolérance
ou du racisme. Une préoccupation que l'on retrouve dans la majeure partie
de ses tableaux qui parlent d'une même souffrance exprimée de façon
obsessionnelle par des personnages enfermés dans des triangles. Cette
géométrie
de Braïma qui fait élection de triangles s'ouvrant au hasard de ses
sentiments et de ses émotions vers l'absolu, dévoile toute l'énigme
de l'art. Les figures sacrées convergent vers la spiritualité du
triangle, symbole du sacré, tant dans la culture européenne que
dans l'art africain où il représente la conjonction des êtres,
maternité et naissance, mort et disparition.
Un autre thème
abordé par Braïma dans son oeuvre est celui du nu, du féminin.
Dans une partie de ses toiles qu'il consacre à la femme, deux tendances
antagonistes peuvent apparaître. La première laisse voir le côté angélique
de la femme, représentant le rêve, l'imaginaire,
alors que l'autre évoque certains aspects diaboliques et féminins
de la femme.
Dans les deux cas, Braïma peint la féminité de manière étrange:
corps disproportionnés, têtes désaxées, dans des tons
variés. Dans la première série qu'il a réalisée
pour le nouveau centre franco-guinéen de Guinée Bissau, les tons
varient entre le bleu, le jaune et le rose; appliquées en petites touches
successives, de manière superposée, ces couleurs évoquent
le rêve, la "porte de l'imaginaire", autre monde que la femme
essaye d'atteindre difficilement, enfermée à son tour dans ce triangle
duquel elle tente de s'échapper. Ici, le triangle apparaît comme
un obstacle que la femme veut franchir. Cette métaphore du triangle semblerait
affirmer la volonté d'expression et de liberté de la femme, liberté exprimée
sur la toile par les ailes déployées dont elle est
munie. Néanmoins, Braïma ne voit pas seulement le côté angélique
de la femme, il évoque également sa peur à l'égard
de celle-ci. C'est ici qu'intervient l'aspect maléfique
de la féminité que Braïma exprime souvent dans ses toiles.
M-C M
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