|
Dilasser est
un peintre hors normes en ceci quil résiste au positionnement
historiciste autant quaux parentés contemporaines. Quand il
sengage véritablement dans la peinture, au début des
années soixante-dix, cest muni de références aussi
diverses que les peintres italiens de la première Renaissance, Gauguin,
Picasso et Matisse, Klee, Bissière et quelques Français de
cette époque, puis les Américains assez rapidement. Au temps
du conceptualisme et des remises en cause de la peinture, il pose avec patience
et opiniâtreté sa propre manière, ses formes et la nature
générale de son rapport au monde, en tout premier lieu celui
de son environnement géographique.
Dès 1973, il alterne
lusage dune forme unique qui emplit la surface du tableau et
ce quadrillage vibrant dans lequel elle se démultiplie et se décline.
Déjà figure et paysage, sur leurs marges extrêmes, se
disputent lattention de lil. Les contre-formes, issues
de la science ancienne des intervalles, plus que les objets identifiés
dotent le plan de toute sa complexité, des multiples possibilités
de la circulation qui sy opèrent...
J-M. Huitorel, in Panoramas,
la collection du Frac Bretagne, 1981-1996.
|