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Fernando
Alvim a grandi dans la guerre, en Angola. Confronté à la mort
et à la survie depuis son enfance, ce plasticien angolais d'origine
portugaise travaille autour de l'Afrique et des guerres africaines. A Bruxelles,
il a créé " Camouflage ", le premier centre d'art
contemporain africain en Europe,
copie du même centre installé à Johanesbourg, entre lesquels
il fait de nombreux aller-retour . Son but : créer dans l'art un dialogue
entre la vie et la mort. Son rapport à Bruxelles se situe un peu dans
ce
dialogue. En effet, arrivé ici avec sa femme en 1987, il est confronté dans
un hôpital bruxellois à la maladie de sa sur déclarée
au moment de la naissance de sa fille. Il considère maintenant Ixelles
un peu comme son village, fréquentant très peu le centre ville...
Travaillant contre l'oubli, donc contre le mensonge, Fernando Alvim pose concrètement
les jalons d'une réflexion ancrée dans l'humus de sa terre d'Afrique
et progresse en cette entreprise de régénérescence en faisant évoluer
tous les acteurs. Longtemps, il a placé face à face,
côte à côte, non en les opposant mais en les superposant comme
des strates successives imprimées dans les cerveaux que l'on sait parfaitement
malléables, les doctrines et les utopies, les demains qui chantent et
les aujourd'hui qui luttent , les faucilles et les marteaux et les Christ en
croix.
A chacun ses vérités...
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