"L'atelier de Guy DE MALHERBE est un ancien
entrepôt - l'éclairage industriel est soigné,
il contraste avec les murs restés bruts. On pénètre
au milieu d'un vaste encombrement de matériel et de toiles,
et, ce qui est frappant en découvrant les peintures récentes,
c'est l'unité organique du travail et du lieu où il
s'élabore..
Le surgissement de la couleur caractérise ces nouvelles peintures
- là où le noir dominait dans les Endormies de la période
précédente (Derelicts) - un jaune éclatant envahit
les tableaux... Nous voulions partager avec vous l'expérience
de ce bouleversement dans les peintures de Guy DE MALHERBE. Le travail
qui se fait sur la plage et dans les falaises d'Houlgate se trouve
métamorphosé dans l'atelier et les corps morcelés
surgissent dans le paysage minéral réinventé." Le
chaos dont témoignait l’exposition précédente
Derelicts ne racontait en rien une catastrophe spectaculaire, au contraire
c’est dans celle-ci, maintenant, en 2010, que se manifeste visiblement à l’intérieur
des tableaux ce qui semble avoir souterrainement « travailler » la
peinture à l’intérieur même de la peinture – C’est
pourquoi le titre de cette exposition pourrait-être Répliques
entendu comme nous venons de le supposer au sens sismographique, et
donc exactement à rebours de la manière dont on emploierait
le mot ordinairement en peinture – les tableaux sont le contraire
de redite, le contraire de réplique au sens banal du terme.
Ils sont parcelle par parcelle les effets d’une terrible et véritable
remise en question de la peinture par elle-même...
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