La galerie
Jean Fournier est heureuse de présenter
la deuxième exposition personnelle de Nicolas Guiet.
Nicolas
Guiet étend la notion de peinture à une troisième
dimension. Ses peintures, réalisées à partir
d’une toile et d’un châssis, intègrent l’architecture
comme élément essentiel de sa création. Posées
au sol ou accrochées au plafond, placées aux angles
de deux murs, ses œuvres questionnent l’idée du
tableau, en le pensant en terme de volume.
Ses
formes abstraites et géométriques, souvent nées
d’un souvenir ou d’une réminiscence de l’artiste
sont à priori non identifiables. Elles sont saisies dans leur
immédiateté, comme des sortes de représentations
mentales générales, de concept. De même, les
couleurs vives et franches utilisées par Nicolas Guiet font écho à la
couleur de certains objets qui nous sont familiers et largement diffusés.
Dans
ses œuvres récentes présentées ici,
l’artiste associe toujours des couleurs très vives,
voire saturées et contrastées et conserve l’intention
d’offrir des formes où chacun de nous puisse se projeter.
La
réflexion de Nicolas Guiet autour de la notion de multiple
et de motifs répétés prédomine dans cette
nouvelle exposition.
La forme proposée n’est jamais isolée mais plutôt
déclinée, comme le propose ici l’artiste sur
le premier mur d’entrée de la galerie où un ensemble
d’oeuvres, sortes de ventouses aux formes végétales
et tentaculaires, prolifèrent et semblent relier le sol au
plafond. C’est idée d’une œuvre protéiforme
qui est soulignée même si chaque pièce peut fonctionner
de manière autonome.
Dans
cette nouvelle exposition, à travers un choix de peintures
de très grandes dimensions et d’autres plus petites,
Nicolas Guiet continue sa réflexion sur la notion d’échelle.
Par sa manière d’occuper l’espace et de jouer
avec les divers angles et les points de fuite qu’offre la galerie,
c’est également l’idée de relier chaque œuvre
entre elles qui prime dans cette exposition. En effet, les éléments
de petites dimensions tronqués et posés au sol qui
courent le long du mur et suggèrent au spectateur un déplacement
sont autant de points de suspensions qui assurent une continuité avec
les oeuvres situées au fond de la galerie.
Nicolas
Guiet aime aussi brouiller les pistes. Les titres de ses œuvres
proviennent de frappes aveugles réalisées par un tiers
sur un clavier d’ordinateur, il nous met volontairement à distance
du référant initial, nous éloigne en quelque
sorte de ce que l’on a cru percevoir, de ce que l’on
a pu appréhender.
|