| Stéphanie
Cherpin, Come on over here, slow it down, 2010. Traverses de chemin
de fer, cloisons, Ondobitume, parquet, bardeaux,
corde, enduit,
peinture. Production 40mcube. Courtesy galerie Cortex Athletico. Photo
: Patrice Goasduff. |
Use
once and destroy est une exposition de Stéphanie
Cherpin qui s’articule en deux volets, le premier à 40mcube
(Rennes) et le second au Spot (Le Havre). Ces deux expositions, conçues à la
manière des faces A et B d’un même disque, comprennent
des œuvres existantes et de nouvelles productions.
Les sculptures de Stéphanie Cherpin visent plus l’expressivité des
formes que la représentation d’images et de concepts.
La majorité de ses œuvres ont pour titres ceux des morceaux
de musique écoutés lors de leur réalisation – un
moment que l’artiste considère plus important que les
sculptures achevées. Dans une économie de moyens assumée,
elle travaille à partir de matériaux communs constituant
une certaine mémoire collective. Ses gestes sont du même
ordre : simples, rudimentaires. La violence qui peut en découler
doit servir ce qu’elle appelle « la force de résistance
de la sculpture ». Stéphanie Cherpin estime que produire
une sculpture est rarement confortable, tout comme sa réception,
entre attraction et répulsion. Ainsi, une caravane impose
sa présence muette et brutale, tranchante (Where Did You Sleep
Last Night ?, 2009), tandis qu’une cabane de jardin (Daddy’s
Little Girl Ain’t A Girl No More, 2009), mutilée et
maquillée, se dresse devant le spectateur comme un masque
fragile et menaçant. |