Après avoir travaillé la sculpture
au travers de têtes d’inspiration tribale et d’animaux,
dans une technique très particulière de papier mâché tressé,
trituré, torsadé et teinté dans la masse, Yveline
Tropéa a mis au point depuis trois ans un processus de création
et de production minutieux et original, aboutissant à un ensemble
d’œuvres à plat et en volume, sous forme de tableaux
et de têtes entièrement brodés… (...)
A partir de gravures et d’ouvrages anciens, elle s’approprie
les images, les retravaille et les agrandit à l’échelle
voulue. Puis intervient la phase du choix des couleurs, numérotant
les espaces dans une sorte de phrénologie que nulle science
ne saurait démontrer. Enfin, l’artiste note scrupuleusement
sur des cahiers les centaines de références des couleurs
de fils, envoyant ensuite le tout à l’atelier de broderie
qu’elle a monté, avec trois brodeuses, au Burkina Faso
ou, pour les scènes de groupe, à Madagascar. (...)
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