Longtemps, les tableaux d’Ákos Birkás,
construits en diptyques, ont évoqué des « têtes » (Köpfbilder)
sous l’aspect d’une simple forme ovale souvent à l’échelle
du corps (il en existe plus de 200) pour devenir à l’horizon
2000 de véritables portraits, suggérant ainsi l’apparente
symétrie de la figure humaine autant que la possibilité schizophrénique
de la personnalité.
Quelques années plus tard, ces portraits se projettent dans
l’espace d’un tableau au format panoramique où plusieurs
visages apparaissent ensemble au premier plan sur un fond d’écran
suggérant un événement plus ou moins explicite.
Cette évolution s’est poursuivie jusqu’à aujourd’hui
dans le sens d’une prise en compte de la figure dans sa dimension
d’acteur social, le tableau devenant plus proche d’un arrêt
sur image. Le traitement de la couleur en aplats, la simplicité du
dessin et la clarté de la composition sont les principaux caractères
marquant l’efficacité des représentations d’Ákos
Birkás : autant de scénarios pris dans le film quotidien
de la vie ou plus spécifiquement lies au contexte d’une
actualité parfois brûlante.
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