Cette année, à travers une grande
commande publique et un cycle d’expositions à Angers
et dans le Nord-Pas-de-Calais, la France rend hommage à un
des plus grands sculpteurs anglais vivants, Sir Anthony Caro. La
Galerie Daniel Templon est fière de se joindre à cet événement
unique en exposant sa dernière série d’œuvres
: des sculptures en acier galvanisé, inédites en France.
En 2000, Anthony Caro s’est engagé dans une ambitieuse
commande publique autour du chœur gothique de l’église
Saint-Jean-Baptise à Bourbourg (Flandre maritime). Conjointement à son
inauguration le 10 octobre 2008, et suite à la grande rétrospective
organisée au printemps au musée des Beaux arts d’Angers,
les musées de Calais, Dunkerque et Gravelines proposent des
expositions thématiques sur le travail du sculpteur.
L’exposition à la Galerie Daniel Templon propose pour
la première fois ses nouvelles sculptures en acier galvanisé qui
revisitent le monde de l’industrie et de l’architecture.
A la manière des cubistes, elles prennent pour point de départ
de simples objets comme des machines ou des outils. Evoquant l’architecture,
elles se déploient à la manière de ponts, cellules,
passages, à la fois ambigus et impraticables. Ces œuvres
se caractérisent par une couleur d’acier gris clair,
poudreuse, typique de la galvanisation. Comme l’explique l’artiste, « je
pensais les peindre et j’ai donc fait galvaniser l’acier
afin d’obtenir une surface lisse. Quand l’acier est revenu
de la galvanisation, j’ai aimé l’aspect rendu,
et je l’ai conservé ainsi.»
Aujourd’hui âgé de 84 ans, Anthony Caro compte
parmi les figures majeures de l’histoire de la sculpture du
XXe siècle. Elève de Henry Moore, il a été un
des premiers à créer de grandes constructions abstraites
en acier. Brisant les conceptions traditionnelles de la sculpture,
Anthony Caro n’a eu de cesse de pousser toujours plus loin
ses recherches. Explorant une grande variété de matériaux,
ses sculptures sont faites de soudures ou d’assemblages métalliques
en acier, en fer ou en alliage, telles que des poutres, des rails
ou des traverses de chemins de fer en bois. Son travail a eu et continue
d’avoir une influence déterminante sur toute une génération
de sculpteurs comme Richard Deacon ou Tony Cragg.
L’œuvre d’Anthony Caro est représentée
dans plus de 70 collections publiques dans le monde entier dont le
British Museum de Londres, le Los Angeles County Museum of Arts de
Californie, le Metropolitan Museum of Arts de New York, le Centre
Georges Pompidou de Paris et le Museum of Contemporary Art de Tokyo.
La Tate Britain a organisé une grande rétrospective
en 2005 qui a voyagé au IVAM de Valence. En 2005, il a participé à Correspondances
au Musée d’Orsay, avec un travail sur Le Déjeuner
sur l’herbe d’Edouard Manet.
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