La galerie propose pour la rentrée une
exposition d'oeuvres récentes de Charles Maussion. Artiste
rare et discret, produisant peu, on est surpris par la fraîcheur
et l'évidence de son oeuvre.
Ce
n'est pas la quantité ou le temps passé qui compte
c'est l'intensité.... Ca m'arrive, assez rarement je dois
dire, de ne pas sentir l'impulsion et bien je ne travaille pas !
Mais c'est rare. La plupart du temps c'est une envie, c'est un besoin,
c'est quelque chose qui a besoin de s'exprimer. C'est tout simple.
Le problème du peintre, ce n'est pas de faire, c'est de reconnaître
ce qui est déjà là. Le faire vient en dernier
lieu, c'est un résultat. Mais l'impulsion c'est elle qui fait
tout. C'est à dire qu'avant d'être un travail sur la
toile, c'est un travail qui vient de l'intérieur...
Je crois que si on est le plus sincère possible, que si l'on
cherche au plus profond de soi-même, alors on retrouve des
choses qui sont communes à tous. Donc, on peut communiquer à travers ça.
L'émotion vient d'une chose essentielle qu'on reconnaît
en soi, et si elle est en soi, elle est aussi chez les autres....
Dès que l'on se dit "je sais", on est dans l'erreur.
En fait, le problème de la peinture, c'est "je ne sais
pas". Là, tout est possible. Là il y a une immensité...
Extrait d'un entretien avec Philippe Chautard.
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