Depuis
de nombreuses années, dans ma «pratique
d’atelier», je procède par longues séries:
«
Tores» (1989-91), «Diallèles» (1992), «Sommations» (1993-95), «Lightening
Act» (1997), “The Anatomy of Melancholy” (1998-2001), “La
Reprise” (2002), “To bindivide”-
“
To fold a hole” (2002-04), “Série I.H.P.” (2005-06)
Chaque série explore, développe un modèle spatial,
une forme particulière de circulation entre l’intérieur
et l’extérieur, un «mode d’être» physiologique,
affectif, mental.
Si, très souvent, j’ai recours à des modèles
mathématiques, c’est que, quand la recherche porte sur
l’espace et les inclusions d’espaces, elle ne peut pas
ne pas rencontrer la mathématique, de même qu’elle
ne peut pas ne pas rencontrer la phénoménologie, les
développements récents des sciences cognitives ainsi
que de la biologie. Mais ce n’est pas une mathématique
de l’ordre du calcul, c’est une mathématique qualitative
(topologie) dont les préoccupations principales sont les concepts
de continuité, de proximité, de limite.
L’ensemble de ces séries pourrait esquisser à long
terme quelque chose comme une morphologie.
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