L.A.C. en collaboration avec l’association
Flamande PHIDIAS et Christa Vivey, commissaire de l’exposition,
propose le troisième volet de METAMORPHOSIS. En effet avec
METAMORPHOSIS III, Phidias renouvelle son action au niveau international
débuté en 1999. Peter Buggenhout, Berlinde de Bruyckere,
Peter de Cupere, Johan Tahon en 1999, Sergio de Beukelaer, Maryan
Najd, Hans op de Beck et Peter Vermeersh avec Matamorphoss II en
2003, furent successivement présentés dans trois lieux
: L.A.C. à Sigean (France), le Museu Municipal Abello à Barcelone
(Espagne), et la Galleria d’Arte Moderna e Contemporanea Raffaele
de Grada à San Gimignano (Italie).
ELS OPSOMER
Els Opsomer parcourt le monde en collectionnant une multitude d’images
qu’elle utilise pour créer ses "archives urbaines" ;
un processus ouvert en expansion constante. Le diaporama "SNOW/today",
présenté à la Galerie Erna Hecey témoignait
de ses séjours à New-York, au Brésil et en Chine.
Les photographies d’Els Opsomer sont des fragments ordinaires
de la réalité urbaine, des éléments dont
nous ne nous soucions plus. Ce sont des instantanés en marge
d’un monde mutant que nous ne remarquons plus. De ce point
de vue, ses observations ont certaines ressemblances avec des phénomènes
définis par l’anthropologue Marc Augé, les «non-lieux» :
des endroits caractérisés par leur usage unique, empreints
d’un haut degré d’anonymat. Par exemples des parkings,
autoroutes, motels, aéroports, etc. Ces non-lieux dénient
la particularité d’une ville, tout en contribuant à l’uniformisation
de toutes les villes. Le phénomène des villes interchangeables
conduit à ce que Rem Koolhaas a nommé "The Generic
City" (la Cité Générique).
KOEN VAN DEN BROEK
Les peintures de Koen Van Den Broek examine notre expérience
du paysage du plus près au plus loin, du plein au vastes étendues
vide. Sa peinture est un mélanger de sensualité abstraite
et de figuration très précise. Koen Van den Broek nous
invite à embarquer en voiture sur une autoroute vide des USA
ou dans un village désert et enneigé d’Europe
avant de tourner le coin d’une rue dans une ville anonyme.
C’est un voyage direct, parsemé d’objets reconnaissables
comme une cheminée rouge, un passage protégé,
un pont, un camion… Cette peinture sans concession pousse le
regard à se focaliser sur un détail dont on reconnaît
assez rapidement la provenance. La plupart des éléments
sont organiques : le ciel, les nuages, la terre… Un viaduc
ou une route peuvent être des éléments forts
dans ces peintures, mais rien n’est plus fort que le ciel et
rien n’est plus minimal… Ceci est l’un des paradoxe
de cette peinture. Elle paraît abstraite alors qu’il
y a une résistance. L’absence est confronté à la
présence, les images colorées à la désolation.
Toute ces confrontations évoquent l’humanité.
CARLA AROCHA – STEPHANE SCHRAENEN
Le travail de Carla et de Stephane Schraenen crée une sensation
profonde de désorientation avec une grande précision.
Leur utilisation de l’abstrait, leur technique de photos et
l’utilisation de divers matériaux sont orchestré dans
l’espace de telle manière que le visiteurs (par le mouvement
et le temps dans l’espace) est confronté à ses
propres attentes, à sa propre spéculation posant ainsi
des question sur nos propre croyances.
WESLEY MEURIS
Dans son travail, Wesley Meuris combine l’interaction entre
l’architecture et notre comportement conditionné. Il
remet en question les conventions actuelles et l’approche automatique
que nous avons face à des espaces architecturaux standardisés.
Il joue avec ces conventions (culturelles et autres) et les remet
en question. Depuis 2004 Meuris a développé un système
de classification zoologique pour les animaux. Les cages dans les
zoos sont crées en accord avec les besoins et la qualité de
vie de chaque espèce, afin que celles-ci puissent survivre
en milieu artificiel. Meuris utilise les critères suivants
: la nature et les caractéristiques de chaque animal, la taille
et les caractéristiques de la cage (eau, sols), les conditions
climatiques (température, humidité), les soins et les
habitudes alimentaires, et finalement le relationnel entre la cage
et le public. Ceci a donné naissance à une série
de dessins, sculptures et installations de quelque chose ressemblant à des
constructions architecturales visuelles, formant un catalogue de
diverses espèces animales. Automatiquement, l’on se
demande qui est regardé : l’animal ou le visiteur ?
Organisation : Association PHIDIAS
Commissaire d’exposition : Christa Vyvey
Exposition organisée avec l’aide de la Communauté flamande...
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