L’univers de Marc Étienne se déploie
comme une immense collection d’objets au
travers de mediums aussi divers que la sculpture, les maquettes,
le dessin, l’animation
3D, la musique… Ceci de manière non exhaustive.
Tous ces « objets » s’articulent autour de fictions,
ou plutôt d’ébauches de scénarios,
dont les indices déroutent le spectateur hors du monde ordinaire
pour les conduire
vers la « Vallée de l’Etrange ».
La théorie de la « vallée de l’étrange » a été élaborée
en 1970 par Mashahiro Mori,
grand roboticien japonais, sur la « réponse émotive
et émotionnelle » des humains
face aux robots et autres entités non humaines. Cette théorie
a été très vite attribuée
au cinéma et à l’animation 3D.
En regardant un film d’animation dont les personnages sont extrêmement
réalistes,
des petits détails très subtils nous empêchent
d’y croire. Ce sentiment est propreà la «Vallée de l’étrange» : notre conscience
se trouble, le sentiment de réalité devient
instable et le cours attendu des choses est totalement perturbé.
L’oeuvre de Marc Etienne s’étend au sein de cette
vallée, tous les objets adoptent
volontairement une « allure d’étrange ». Qu’il
s’agisse d’un tronc d’arbre ou d’un
groupe de champignons, d’un coquillage ou d’un pot à tabac,
tout a l’apparence
d’origine or tout n’est que décor et trucage.
Le folklore (de l’anglais folk, « peuple » et lore, « savoir »)
est littéralement l’ensemble
des productions collectives émanant du peuple, se transmettant
d’une générationà
l’autre par voie orale (contes, récits et croyances) ou
par l’exemple (rites,
savoir-faire).
«
Folklore » est aussi le titre de la première exposition
de Marc Etienne à la galerie
Georges-Philippe et Nathalie Vallois, dans le Project Room qui pour
l’occasion
prend des allures de Musée des Arts et des Traditions Populaires.
|