L’exposition d’Odinea Pamici réunit
15 photographies ainsi que l’installation d’une chambre,
couverte d’argent, comme réfrigérée, sertie
d’un lit matrimonial, d’où émerge un tapis
de fleurs sexuées. Tout ceci se déroule dans une grâce
délicate au milieu de photos de lingerie érotique.
Cette atmosphère n’a rien d’inquiétant
au premier regard, le trouble s’installe au moment où l’on
perçoit que les dentelles définissent un univers de
nourriture : moules, sardines, intestins, entrailles, et que la surface
du lit, parsemée de fleurs, ressemble très étrangement à une
tombe.
Se vêtir et faire l’amour pour se manger. Se manger
pour se nourrir, se nourrir en tuant, tuer pour faire l’amour,
vêtue pour aimer, manger, tuer. Mais, qui est cet être
cannibale ? Notre Parfaite Epouse.
Cependant, on ne se trouve
pas en face d’une Desperate Housewife,
mais face à une femme qui se trouve enfermée dans ce
que la société a fait d’elle : sa beauté,
son calme, l’ironie qu’elle dégage la transforme
en une véritable machine de guerre lorsqu’elle s’étend
sur le lit « tombe et temple de l’amour ».
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