Musique, théâtre, danse, arts plastiques,
cinéma, le Festival d’Automne à Paris imagine,
depuis sa création en 1972 par Michel Guy, une relation singulière
aux artistes contemporains et aux publics.
Plus qu’un festival, il est une saison qui privilégie
la création, l’échange, la confrontation, la transversalité.
Cette 36e édition ne déroge pas à la règle,
riche d’une cinquantaine de propositions dans une trentaine de
théâtres et institutions de Paris et de l’Île-de-France.
Hors expositions, cent mille spectateurs sont attendus pour trois cents
représentations rassemblant un millier d’artistes venus
du monde entier, et, en particulier cette année, du Moyen-Orient.
Pour cette édition, le Festival a voulu repérer (au double
sens de découvrir et de fixer des repères) les lignes
saillantes d’une production artistique dans laquelle l’Histoire
s’invite avec force.
Sans visée exhaustive, l’ambition est de témoigner
de la richesse artistique du Moyen-Orient et de nourrir un dialogue
avec l’Europe.
Ainsi le Festival accueille-t-il
cette année les chorégraphes
et metteurs en scène Emanuel Gat, Rabih Mroué, Lina
Saneh, Walid Raad, Amir Reza Koohestani… les plasticiens Joana
Hadjithomas, Khalil Joreige, Hassan Khan, Abbas Kiarostami, le cinéaste
Omar Amiralay, les compositeurs Hiba Al Kawas, Shafi Badreddin, Kiawash
Sahebnassagh, Rashid Al Bougaily, Saed Haddad, Hossam Mahmoud, Alireza
Farhang, Rashidah Ibrahim, Nouri Iskandar, Daniel Landau, Samir Odeh-Tamimi,
le poète Mahmoud Darwich.
Enfin le Festival a confié à Catherine David, directrice
du projet international «Représentations arabes contemporaines »,
deux grands week-ends pour des rencontres sur l’état
de la création artistique au Moyen- Orient avec des poètes,
des vidéastes, des musiciens, des philosophes…
Cette édition offre d’autres moments de reconnaissance
et de découvertes : réalisation d’une oeuvre
monumentale d’Alexandre Ponomarev à Saint-Louis de la
Salpêtrière ; carte blanche donnée à Anselm
Kiefer par le Louvre, à laquelle le Festival s’associe
avec les créations de jeunes compositeurs (Mark Andre, Frédéric
Pattar, Jörg Widmann, Matthias Pintscher) et une performance
du chorégraphe Bill T. Jones.
La scène flamande, d’une grande vitalité, s’illustre
avec le retour de tg STAN et la venue de Dood Paard, Tim Etchells,
Josse de Pauw.
Une large place est faite à la découverte d’oeuvres
nouvelles des compositeurs Jérôme Combier, Xavier Dayer,
Jörg Widmann - présent avec quatre compositions –,
des performersMarie Cool et Fabio Balducci, des metteurs en scène
Stéphane Olry, Rodolphe Dana, Ricardo Bartís, Enrique
Diaz, Pierre Maillet, Mélanie Leray, Julie Brochen, Rodrigo
Garcia, des chorégraphes Xavier Le Roy, Rachid Ouramdane,
Eszter Salamon, Emmanuelle Huyn, Alain Buffard.
En collaboration avec les Cahiers du cinéma, le Festival d’Automne à Paris
s’interroge sur la « révolution numérique»,
proposant une vingtaine de films de cinéastes apparus depuis
la fin des années 1990 et des oeuvres déclinées
en installations et sur Internet.
Enfin, il poursuit son chemin d’excellence avec des artistes
auxquels il est lié par une fidélité de toujours
: Pierre Boulez, Merce Cunningham, Claude Régy, Christophe
Marthaler, Meg Stuart, Mathilde Monnier…
Le Festival d’Automne à Paris existe par la confiance
et le soutien fidèles du Ministère de la culture et
de la communication, de la Ville de Paris, du Conseil Régional
d’Île-de-France et du cercle de ses amis mécènes,
auxquels il marque sa vive reconnaissance. Il remercie également
ses nombreux partenaires, théâtres et autres institutions,
en France et à l’étranger, qui acceptent de participer à cette
grande aventure.
Pierre Richard Alain Crombecque
Président du Festival d’Automne à Paris Directeur
général du Festival d’Automne à Paris
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