Paul Almasy, pendant cette période que
Jean Fourastié appela les Trente
Glorieuses, concentre sur les années 1950 à 1970 un témoignage
saisissant
de l'appétit de vivre d’une population meurtrie par une
longue période de
guerre, impatiente de bâtir et de créer.
Cette exposition présente, en une trentaine de photographies
de Paul
Almasy choisies dans un extraordinaire fonds d’archives, ce que
furent ces
deux décennies. Empreints aujourd’hui d’une forme
de nostalgie, les instants
saisis lors de ses nombreux reportages en France, dont l'industrialisation
transformait radicalement le paysage, nous montrent une société en
pleineé volution.
Ces Vingt Glorieuses, vues au travers des détails de la vie
quotidienne
(le travail et les loisirs, l’alimentation, les vêtements,
le logement…), sont
une sorte de manège où paraissent photo après
photo les commerces,
l’automobile, les pique-niques, l’école, les usines,
les meules de foin, les
cocottes-minute, la télévision, toutes ces facettes de
l’existence qui finissent
par dessiner un puzzle où nous avons vocation à nous
reconnaître.
Paul Almasy né en 1906 à Budapest est mort en 2003. Au
cours de sa
longue carrière de photojournaliste il a parcouru le monde entier,
notamment
pour des organismes comme l’OMS et l’UNESCO. Adoptant une
approche
systématique, presque sociologique, lorsqu’il abordait
un nouveau pays, il a
tout autant photographié les ouvriers que les dirigeants, la
vie quotidienne,
l’industrie, les paysages… et a ainsi constitué une
collection riche de
120.000 négatifs conservés à Berlin par l'agence
AKG.
C'est avec un grand plaisir que l'on découvre aujourd'hui ces
moments saisis
par Almasy à l’occasion de reportages et de balades propices à tirer
le
portrait des êtres et des choses selon sa vision humaniste.
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