Pour
cette nouvelle exposition, Christian Zervudacki vous invite à découvrir une sélection des derniers
dessins de Ludovic Corberand, jeune artiste français issu
de la Villa Arson.
Ce jeune artiste pratique
le genre le plus permanent de l'histoire de l’art mais aussi, par la réduction de ses moyens
et son économie, le plus mystérieux. Il nous propose
un travail minimaliste, dénué d’éléments
superflus où juste quelques traits suffisent à suggérer
un sentiment ou une situation. Il en résulte toujours quelque
chose d’évident, l’image fonctionne tout de suite.
Un style que l’on qualifierait presque de photographique de
par son coté immédiat et spontané. Dans les
dessins de Ludovic Corberand, les personnages ne sont pas enfermés
dans une composition, ils ne posent pas, on les surprend.
Pour ce jeune artiste le trait n’est pas une fin en soi,
il est une entité vivante. Il insuffle la vie : « C’est
une force dynamique qui confère à la composition, toute
entière orientée vers lui, sa véritable tension;
il est abstraction, vibration et déformation subtile du contour.
La ligne de contour n'y est pas le profil d'un détourage mécanique
mais parait plus vraie que ce détourage. Dans le jeu illimité du
dessin, par leur force ou leur légèreté, par
leur lenteur ou leur rapidité, et parfois même par leur
agressivité, les traits confèrent à la forme
le pouvoir d'évoquer naturellement volume, tonalité et
mouvement mais aussi bien silence, voix, pensée et sentiment ».
La galerie est ouverte du mardi au samedi de 15h à 19h, et
sur rendez-vous.
Vernissage le vendredi
8 septembre 2006 à partir de 17h30
Exposition du 8 septembre au 29 octobre 2006
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