Joakim Eneroth a déjà beaucoup voyagé en
esprit et dans différents pays comme l’Islande, les
Etats-Unis, l’Inde ; il en a retiré des images où se
mêlent la dure vie du quotidien et un environnement urbain
sans complaisance vis-à-vis de l’humain.
Images dures, fortes, mais sans artifice, le montrant, lui et ses
contemporains dans un contexte social et politique actuel. Avec son
sténopé,
comparable à cette vieille camera obscura, il est constamment à la
recherche des éléments et des rencontres qui vont le
guider vers un avenir synonyme de complitude, de réalisation
de soi.
Peut-on s’établir en retrait de son quotidien ? Touche à touche,
en noir et blanc comme en couleur, Joakim s’efforce de nous ouvrir
les yeux sur une urbanité extérieure qui appelle à nos
sentiments, nos peurs, nos angoisses, nos rêves.
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Quelques repères
Joakim Eneroth, né en 1969, a débuté ses travaux
en 1998, avec différentes expositions en Suède, puis
plus récemment aux Etats-Unis et en France (Transphotographiques
2005, Lille). Lauréat de « Voies Off » à Arles
en 2005.
C'est un jeune photographe suédois, qui a grandi dans un
environnement de protestation politique et sociale, au sein d’une
famille d’anarchistes convaincus, loin de la société de
consommation et du diktat de la publicité. Il fut très
marqué par le décès de sa grand-mère
qui l’a élevé. Joakim s‘est cherché pendant
longtemps, voyageant, essayant différents jobs, s’enrichissant à chaque
rencontre.
« Des mondes qui se mélangent... J'ai grandi dans un
climat de protestation politique, dans une famille d'anarchistes
et de socialistes. Une existence éloignée des prophètes
dévoués à la cause du marché. Ces dernières
années, en travaillant dans différents endroits, j'ai
pratiqué la méditation, créé des autoportraits,
voyagé dans plusieurs pays. Un flot de mondes différents,
où chaque rencontre s'est imposée. Où la moindre
perception du contexte disparaît perpétuellement. Des
gens qui réapparaissent, des rues anguleuses, des vues floues.
Tout se répète sans fin, et la même question
résonne : est-ce moi qui crée mon environnement ou
l'environnement qui me crée ?"
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