Manifestation spontanée issue de la rencontre
de trois photographes de Nice en 1999, le Septembre off a pour but
de présenter les œuvres d’auteurs peu connus ou
reconnus et de susciter des rencontres entre les artistes et le public.
Pour sortir la photographie des lieux officiels le Sept off a décidé de
renouer avec les racines populaires de la photographie, en offrant à tous
les créateurs de talents, amateurs ou professionnels, la possibilité d’exposer
leurs images dans des endroits vivants, fréquentés
par un très large public.
[ EDITORIAL ]
Photo de Famille, Famille de photos
Tu vois,
lui c’est ton arrière grand père et à côté,
ton arrière grand-mère. À côté, à gauche,
c’est l’oncle Jean quand il était bébé.
Et le moustachu, derrière, c’était qui ?
C’était un bout d’histoire que l’on me montrait.
Je l’ai toujours la photo, on l’a faîte reproduire.
Chacun dans la famille a la photo de ses aïeux. Et on recommence,
tu vois lui c’était ton arrière, arrière
grand père…les enfants découvrent.
La photo, c’était la preuve qu’ils étaient
là vivants.
Concours
de boules 1952, incroyable ! Regarde-moi là, j’avais
des cheveux à l’époque, et Louis était
barbu. Familles, groupes, accumulations. Ensemble sur la photo, on
n’existe pas pareil. Un tas de pierres avec la photo devient
une famille de pierres. C’est beau les familles, familles de
barbus, de moustachus, de tatoués du dos ou de tatoués
partout. Familles de nains ou de géants, familles de terre
ou d’eau, de colonies ou de vacances, ou mêmes familles
de tout, photos de familles. Photos de branches qui ont les mêmes
racines.
Trésors rangés dans des albums, empilés dans
des boîtes à chaussures ou dans une valise que l’on
sort les dimanches après midi d’hiver, après
la branda et le café.
Tu vois, lui, c’est ton arrière, arrière, arrière,
arrière, grand père …
Richard Cairaschi
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