Formé à Strasbourg, Daniel Depoutot
s’est d’abord fait connaître par une peinture extrêmement
gestuelle, empreinte d’un imaginaire primitif. Depuis quelques
années, il fabrique des machines, robots, automates, assemblages
complexes et précaires de matériaux récupérés
et détournés aux formes très graphiques qui
s’inscrivent dans le prolongement naturel de sa peinture. Ces
hybrides archaïques et animés se réclament volontiers
de l’influence croisée d’Otto Dix, de la sculpture
romane ou de la statuaire africaine. Avec la même habileté qu’il
assemble les objets, Daniel Depoutot juxtapose indifféremment
les références aux cultures populaire et savante.
Le magasin des fétiches est un projet conçu spécifiquement
pour le MAMCS dans lequel Daniel Depoutot dresse l’inventaire
d’une mythologie personnelle, un univers dans lequel se bousculent
des fétiches de toutes natures : idoles, objets érotisés,
reliques modernes, produits manufacturés détournés…
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