Comme Walker Evans et Robert Frank,
Lee Friedlander capte l'ordinaire de la ville et du quotidien américains,
les devantures des magasins, les annonces publicitaires, la télévision,
les voitures, la vie urbaine dans son ensemble.
L'influence pop, les facéties spontanées et les innovations
formelles marquent ses débuts de photographe dans les années
1950 et caractériseront toujours son travail. Toutefois, à l'orée
des années 1970, sa sensibilité, son style et ses sujets
s'élargissent. Un flot continu d'observations nourrit ses photographies
d'où se dégagent charme et lyrisme.
À
l'affût des variations subtiles des formes et de la lumière,
il produit des images urbaines richement descriptives, révélant
l'énergie incontrôlable de la ville et dévoilant
le pouvoir de la photographie à transformer ce qui est donné à voir.
Au début des années 1990 il photographie les paysages
de l'Ouest américain où il est né — tirages
qui illustrent son goût pour les décors grandioses ou étranges
et témoignent de l'intensité de son regard.
L'exposition présente l'ensemble des sujets traités pendant
50 ans par ce grand photographe du XXe siècle soit 477 photographies
noir et blanc, 6 photographies en couleur et un ensemble de livres
et portfolios réalisés par Lee Friedlander.
Commissaire de l'exposition : Peter Galassi.
Exposition organisée par le MoMA, New York, et présentée
au Jeu de paume sous les auspices de The International Council, avec
le soutien de Neuflize Vie et de la Manufacture Jaeger-LeCoultre
et en partenariat avec Télérama et France Info
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